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Section de l'Orne

Photographie de la dernière activité

LA BRADERIE DE LILLE Il existe deux Ethiques selon Weber celle "de conviction et celle de responsabilité". Elles étaient jadis synthétisées par W. Churchill dans son apostrophe à Chamberlain après les accords de Munich "Vous aurez le Déshonneur et vous aurez la Guerre ». L'annulation de la Grande braderie de Lille répond à la seconde? à la première? mais où doit s'arrêter cette éthique, doit on permettre la rentrée scolaire en 2016 car on sait qu'il existe des menaces sur les écoles et lycées? Les citoyens doivent commencer à débattre. Quel pays désirons nous celui du plaisir de vivre ou celui qui doit subir la soumission de français fichés S et bien connus des services de police? Doit on par bombes tuer les combattants de Daech en Syrie et les contempler, pardon "les surveiller", sur notre territoire national.?
Le Figaro du 5/8
À moins d'un mois de l'événement qui a encore attiré 2,5 millions de personnes en 2015, et quelques semaines après l'attentat de Nice, la maire de la ville, Martine Aubry, et le préfet du Nord, Michel Lalande, estiment «impossible» d'assurer une sécurité maximale.

«C'est un déchirement que de prendre cette décision.» Très émue, Martine Aubry a annoncé vendredi matin sa décision d'annuler, pour raisons de sécurité, l'édition 2016 de la braderie de Lille. Celle-ci devait se tenir dans moins d'un mois: les 3 et 4 septembre prochains. «Nous avons vraiment tout fait pour, a assuré la maire socialiste lors d'une conférence de presse organisée conjointement avec la préfecture, mais il y a des risques que nous n'arrivons pas à réduire». Selon l'élue socialiste, les moyens de sécurité alloués pour l'événement avaient été revus à la hausse cette année mais, après l'attentat de Nice, le risque lui est apparu trop important et pose un «problème de responsabilité morale». Les commerçants auront néanmoins le droit de brader à l'intérieur de leurs locaux. Et la fête foraine ainsi que le semi-marathon seront maintenus.
« Je préfère affronter la colère de ceux qui perdent une référence, peut-être de l'argent qu'affronter la colère de ceux qui perdraient un enfant. »
a dit le préfet du Nord, Michel Lalande.

Dans la cité nordiste, la décision a retenti tel un coup de tonnerre. Au bas mot, le manque à gagner encore difficile à chiffrer pourrait atteindre 37 millions d'euros,selon une estimation donnée en 2015 à la BPI. L'annonce vient surtout contrecarrer les plans les hôteliers, habitués à afficher sur trois jours des taux d'occupation supérieurs à 80 %. «Nous sommes d'autant plus surpris que nous n'avons pas été associés à la décision», réagit Thierry Grégoire. Estomaqué, le président de l'Union des métiers et industries de l'hôtellerie des Hauts de France ne cache pas son incompréhension. «Le risque zéro n'existe pas. Nous ne serons jamais à l'abri d'une menace terroriste, estime l'hôtelier. Cela renvoie une image dramatique de la ville.» Et Thierry Grégoire de s'interroger: «Les autorités n'auraient-elles pas pu mieux anticiper le risque? Après tout, la France est en état d'urgence depuis des mois.» «Je préfère affronter la colère de ceux qui perdent une référence, peut-être de l'argent qu'affronter la colère de ceux qui perdraient un enfant», assure pour sa part le préfet du Nord, Michel Lalande.
La braderie de Lille fait la fierté des habitants de la région. L'édition 2015 avait réuni deux millions et demi de chineurs. Du samedi 14 heures au dimanche 23 heures, 10.000 vendeurs dont 300 brocanteurs professionnels exposent leurs trésors sur 100 kilomètres de trottoirs. Sur le week-end, 500 tonnes de moules et 30 tonnes de frites sont consommées. Le choix des autorités s'appuie justement sur le caractère particulier de la première brocante d'Europe. «La décision de suspendre est prise non pas parce que la braderie est victime de son histoire, mais en raison de son modèle hyperurbain avec ses rues pleines de monde», explique le préfet.
«Faire la braderie avec des tireurs d'élite sur tous les toits, des CRS à chaque coin de rue, des hélicoptères et des drones qui tournent partout, pour moi, ce n'est pas l'esprit de la braderie», estime Martine Aubry. Elle assure déjà réfléchir à une nouvelle formule. Cette même question de la sécurité se posera pour bon nombre d'événements hexagonaux. Cet été, plusieurs municipalités ont préféré annuler leurs festivités.
Le Monde est dangereux non par ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui contemplent et laissent faire. Albert Einstein.
Photo "La Voix du Nord"
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