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Section de l'Orne

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REMISE DE LA MEDAILLE DE L'HONORARIAT DE LA SMLH DECERNEE PAR LE GENERAL D'ARMEE HERVE GOBILLIARD AU COLONEL GODEY A LA MAIRIE DE L'AIGLE LE 15 DECEMBRE 2016
Madame le Député, Maire, Mon Colonel, Cher ami Commandeur de la Légion d'honneur
Vous êtes environ 3000 commandeurs en France dont à peine un tiers à titre militaire. Napoléon certes ne dissociait pas civils et militaires. Voici que l'histoire vous sera favorable car c'est nous qui l'écrivons Vous avez avec la 1ère armée contribué à nous libérer de l'occupation totalitaire allemande. Il ne s'agissait pas d'une guerre coloniale contre une puissance civilisatrice car il serait vain de chercher en France une contribution du régime nazi. Les bunkers eux même sont inexploitables. Il s'agissait, d'une atroce et monstrueuse guerre civile, dont cette Europe de paix, en est la preuve a posteriori.
Puis vous avez combattu en Indochine et en Algérie, pour la France. Nous n'avons pas su comme les Anglais, nous retirer à temps de nos colonies, persuadés avec Jules Ferry que nous avions apporté les lumières. Nous avons combattu aussi une interprétation de l'histoire teintées d'idéologies. J'ai longtemps vécu hors de France, je connais la réalité du terrain. Nous voulions de l'électricité, des écoles, des routes, des adductions d'eau, de l'agriculture moderne, des hôpitaux, de l'hygiène maternelle et infantile. La Politique, la Société étaient imparfaites là-bas, comme dans l'hexagone. Des Docteurs Yersin il n'en existait pas qu'en Indochine. Notre culture a survécu à la chute des totalitarismes qui ont beaucoup travesti les réalités. Il nous faut relire notre passé. Si la collaboration a été une tache indélébile, le colonialisme demande une étude attentive et surtout sans AUCUN anachronisme.
Droit dans vos bottes vous pouvez regarder en arrière avec fierté. Vous avez combattu pour la France éternelle. Après la 1ère armée, l'Indochine. Dien Bien Phu est une défaite (vous n'y étiez pas, évitant ainsi le calvaire des prisonniers, mais vous vous prépariez, avec l'Opération Atalante, à intervenir). La Guerre d'Algérie qui semblait une guerre intérieure, était un combat mixte d'idéologie politique avec déjà une composante religieuse. Pour votre courage vous êtes nommé lors de cette Guerre d'Algérie, Chevalier à 32 ans en 1955 puis promu officier à titre exceptionnel à 36 ans.
La France, à juste titre, n'a pas aimé ces guerres. Mais elles n'enlèvent rien à nos idéaux et à la valeur intrinsèque des hommes, qui composaient ces armées et corps expéditionnaires.
On peut voir aisément sur votre Croix de Guerre, les palmes et étoiles de vos 7 Citations dont 2 à l'armée, 1 au Corps d'Armée, 3 à la division, 1 à la brigade. La SMLH vous attribue celle de la modestie. Vous avez poursuivi votre carrière au Laos dans un rôle passionnant de conseiller, vous l'avez achevé au SIRPA. Vous serez aussi entre-temps, chef de Corps au centre glorieux de Formation Commando de Givet, fer de lance des troupes commandos qui auront le succès d'intervention que nous connaissons. Vous avez commandé 4 ans, le 2ème régiment divisionnaire de l'Orne. Puis vous avez présidé, dans notre département, nombre d'associations d'anciens combattants. Tout en dirigeant avec votre frère les cartonnages de l'Orne,
M. Frénehard vous succède en tant que Président du Comité de l'Aigle, tâche qu'il saura accomplir chef d'entreprise en conservant le chemin des sillons de l'honneur que vous avez tracés. M. Frénehard a su mieux que moi exprimer notre reconnaissance. Merci à Madame Louwagie de nous accueillir et de permettre à cette manifestation de se dérouler sous les meilleurs auspices. Je regrette que Madame Françoise Paysant Comte ne puisse, pour raisons personnelles, être parmi nous. Je lui ai rendu visite à l'hôpital de Sées. Vous lui aviez remis il y a dix ans la cravate de commandeur. Une estime réciproque vous unit. Certains de vos compagnons de l'Orne ne peuvent venir pour des raisons toutes valables. Je vous communiquerai la liste de ceux qui me l'ont demandé. Mon Colonel voici des symboles de notre affectueuse admiration. C'est dans un esprit de camaraderie bien compréhensible, que le Général d'Armée Gobilliard, Président national de la SMLH, me demande de vous remettre avec Madame le Député, Maire, ces insignes. Cette médaille, à laquelle sont joints ce diplôme (265!!) et cette lettre marquent d‘un sceau, l'ensemble de votre carrière militaire et de votre activité au sein de la SMLH de l'Orne, Président de section puis Président du Comité de l'Aigle.Dr Pierre PETITBON, Président de la SMLH61


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