Logo de la Société des Membres de la Légion d'Honneur Ruban de la Société des Membres de la Légion d'Honneur
Section de l'Orne

VISITE ET DEJEUNER À L'ECOMUSÉE DU PERCHE SUR L'INITIATIVE DE MADAME F. LEBLOND PRÉSIDENTE DU COMITÉ DE MORTAGNE AU PERCHE (ORNE).
Le Dr Pierre PETITBON, Président de la SMLH61 et son épouse, invités par la Présidente du Comité de Mortagne, ont participé à une réunion conviviale ce 4 mars. Y assistaient avec leurs conjoints une bonne douzaine de membres parmi lesquels le Trésorier M. Franel, Mme Frizot, 2 anciens présidents de la SMLH 61 le Général G. Gallet et Le Colonel R. Andrieu. La Présidente de l'ONM, Mme M.J Michel, nous a expliqué les réalisations et projets en tant que Présidente de l'Ecomusée par un rapport succinct. Le Président de l'Ordre des Palmes académiques M. L. Jasmin assistait à la réunion. Une exposition dans l'église d'objets d'arts modernes rehaussait l'architecture bien exposée par la Guide, MMe Chaigné-Lepareur, ingénieur de recherche, mandatée par Mme Wanderer, Directrice de l'Ecomusée qui nous a fait un exposé complet des objectifs et organisation de l'Ecomusée. Avant un délicieux déjeûner percheron du traiteur "Fantine en cuisine". M. F. Geng, Député honoraire et son complice M. R. Caillaud, entrepreneur industriel (1000 employés) nous réjouissaient de leur bonne humeur d'octogénaires en jambes et en tête. Le Colonel Desilles récemment arrivé s'est solidarisé avec les militaires présents dont le Général M. Lony (voir dans actualités)
Le Prieuré de Sainte Gauburge construit au XIème siècle (1006) en l'honneur de Sainte Gauburge (710-779), apothicaire, dont une cantate de Felix Mendelssohn (Walpurgis en Germain, « Die erste Walpurgisnacht ») sur un poème de Goethe rappelle son origine paienne.. Le prieuré dépendait de Saint Florentin de Bonneval puis de l'abbaye de Saint-Père-en-Vallée de Chartres (1061). Il passe ensuite sous la commende de Saint Denis .
Le prieuré a été construit par Guillaume de Bellême le même qui a érigé le Château de Domfront (en Poiray) qui vit le dernier combat en Normandie des Guerres de Religion. Gabriel de Montgommery, protestant, capitaine du Château, celui-là même qui mit sa lance dans l'oeil d'Henri II, se rendit, au Maréchal de Matignon (gouverneur d'Alençon) contre la vie sauve des protestants qu'il abritait dans la forteresse. Catherine de Medicis, la veuve d'Henri II, à qui on avait amené à Paris le régicide, assura qu'elle n'avait donné aucune parole qui pouvait protéger quiconque du crime absolu du trépas à un Roi (Henri II sur son lit de mort avait pardonné cependant). La Reine veuve lui fit infliger tous les tourments (écartèlement, ébouillantement, dépiautage, pendaison, décapitation ). Sa tête fixée sur une lance fut exposée face à la fenêtre de la reine au Louvre qui l'en fit retirer trois jours plus tard car « Il avait le regard encore insolent ». Sa tête fut jetée dans une décharge. Sully quelques années plus tard fit saper les murailles laissant les ruines visibles aujourd'hui.
Le Prieuré lui-même a connu des vicissitudes car la règle bénédictine fut bafouée par une vie dissolue des moines entourés de femmes de petite vie. Un des moines s'enfuit en Angleterre avec la caisse !!! La salle capitulaire de petite taille (il y avait environ 7 moines et le Prieur) n'est pas visible pour des raisons de sécurité. Elle était utilisée comme toujours pour lire les textes des Evangiles, des actes des apôtres et la règle bénédictine mais aussi pour régler les activités de la ferme. Le Prieuré a connu une période faste qui a permis les travaux jusqu'à la première moitié du XVIIIème siècle. A la fin de règne de Louis XVI le Prieuré était à l'abandon. A la Révolution il est vendu comme bien national. Puis le temps, faute d'entretien, a été fatal aux bâtiments.
Les subventions officielles permettent une restauration lente et méthodique. Le personnel est enthousiaste et patient. Madame Gautier-Desvaux du Patrimoine présente à cette réunion, soutient cette restauration. Tout le monde sait et en particulier le Président de la SMLH, radiologue, que M. Massiot (Massiot-Philips matériel réputé de Radiologie) a été l'instigateur avec M. Siguret de la reprise en main de ce magnifique ensemble. Puis à partir de 1985 le service culturel du Département (Président H. d'Andigné) puis définitivement le Conseil Général prend à sa charge depuis 2000 (Président G. Burel) « l'Ecomusée du Perche » et ses 16 collaborateurs. La réunion du Comité a été une parfaite réussite, le temps seul était maussade.SMLH61
http://www.ecomuseeduperche.fr ("clic" sur liens partenaires) Photos, Groupe, M.Mme R. Caillaud, Prieuré détails, Oeuvre d'art.


Retourner à l'historique des activités



  © SMLH - 2016