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Section de l'Orne

LA VISITE des ETABLISSEMENTS FRENEHARD et MICHAUX A L'AIGLE (Saint Symphorien des Bruyères) le 12 mai Sur la suggestion du Président de la section de l'Orne, le Docteur Pierre PETITBON, M. Jacques FRENEHARD, Président du Comité de la SMLH de l'Aigle, Président du Conseil de Surveillance des Etablissements Frénehard et Michaux a organisé une visite du site de L'Aigle. Les Etablissements Frénehard et Michaux sont leaders européens dans la quincaillerie du BTP, crochets de toitures et gouttières, garde fous, protection du travail, échaffaudages, échelles professionnelles et plateforme de maintenance (dans le domaine de l'aviation notamment). Cette visite avait un double but, réunir les membres du comité de L'Aigle pour qu'ils apprennent à mieux se connaitre et prouver que l'Industrie a sa place dans un pays développé, qu'elle existe en France et qu'elle a besoin d'une reconnaissance lucide. C'est une pourvoyeuse d'emplois 1000 pour le goupe Frénehard et Michaux, c'est une activité indispensable pour le BTP, c'est une niche de progrès techniques (plus de cent brevets) avec des laboratoires de recherche et de développement. Enfin une industrie ce sont des locaux qui s'installent dans des zones industrielles et requièrent, cabinets d'architectes et entreprises de BTP. Pour les établissements Frénehard et Michaux, le Siège Social a été construit en dernier et constitue une surprise de technologie, une avancée en "proue de navire suspendue". L'avancée est armée dans son plancher.
Les Etablissements Frenehard et Michaux sont nés il y a plus de 100 ans. Une galerie de portraits est visible dans le couloir d'accès à la salle de conférence. Entreprise familiale elle a rempli ses contrats. C'est un Michaux (Fernand) qui la crée en 1889. Ouvrier il va faire fructifier son savoir faire, ses talents son imagination dans son petit atelier personnel. Ce sont les Frénehard gendre de Fernand avec les descendants Michaux qui la développent. La Lignée passe de Julien, Gaston, Jean avant de parvenir à Jacques Frénehard. Une holding de 12 sociétés dont 8 de productions et 4 de distribution et services. Une force commerciale de 150 membres dont 30% à l'international (dont évidemment des nationaux des pays dans lesquels ils fonctionnent). Un chiffre d'affaires de 160 millions d'euros depuis l'achat d'une société Tubesca Combi en 2016 (à un Fonds de placement qui avait besoin soudain de liquidités), "plus grosse" que Frenehard et Michaux. Depuis Frenehard et Michaux qui fabrique tout en France façonne l'ensemble de la "quincaillerie" du BTP (crochets de toiture et gouttières avec leurs accessoires, échafaudages et gardes corps ainsi que des portails). 12 filiales et 9 sites industriels participent à la production, 8 implantations internationales. A Saint Symphorien qui confirme que tout est fabriqué en France le site comporte 4 sites sur 14 ha. SSB1 surface couverte de 10 000 m2 achevée en 1995 fabrique gouttières, crochets d'ardoises (avec un conditionnement dans une boîte particulièrement étudiée et pratique pour les ouvriers couvreurs, colliers de gouttière etc.. dans ce même bâtiment un atelier de couture pour les harnais de sécurité et enfin un magasin d'expéditions. Dans le SSB2 un unité de fabrication de 4200 m2 dont 2700 pour l'acier et 1500 pour l'aluminium pour les équipements antichute, d'infrastructures métalliques pour téléphonie mobile et produits spécifiques Dans le SSB3 on peut admirer sur 7200 m2 l'atelier de galvanisation entièrement automatisé un des plus performants d'Europe achevé en 2007, comportant l'atelier de finition et de parachèvement (éliminer les barbillons en particulier), celui d'assemblage et le magasin de stockage et d'expéditions. Dans le SSB4 c'est le bâtiment du Centre d'essais Frénéhard et Michaux banc d'essai unique en Europe il permet de tester en soufflerie les matériaux qui seront exposés aux intempéries et ouragans.Il existe aussi des machines de tractions jusqu'à 6 tonnes pour vérifier la résisstance des produits avant et après fabrication.
Le statut familial de l'entreprise a permis de disposer d'une politique sociale de longue haleine avec particiapation drecte du personnel ou par l'intermédiaire du syndicat CFDT majoritaire dans l'entreprise. Crèches, rythme de travail, travail commun dans les CHSCT pour faciliter la sécurité et le confort du travail.Las but not least la'Entreprise a gagné un prix de lapropreté des effleunts : pas de fumées et les scories métalliques sont recyclées par entreprises spécialisées qui viennent récolter leur matière sur sites.
La visite n'est pas uniquement touristique des questions sont posées. Pourquoi ces produits qui semblent générer une valeur ajoutée relativement minime (crochets de toiture par exemple) ne voient pas une production délocalisée vers les pays à main d'oeuvre peu chère. Réponse : la rapidité de réaction à des demandes spécifiques (couleurs des crochets etc..) est capitale, la qualité des produits offerts est primordiale. Cela implique une culture d'entreprise basée sur la fiablilité et l'ancienneté de l'expérience. Un des membres a demandé si la baisse de l'impôt sur les sociétés était la bonne réponse aux rapports entre l'Etat et l'Industrie. Il lui semblait que la solution que demandait l'industrie consistait plutôt en l'abolition des taxes intermédiaires, l'impôt sur les sociétés ne lui semblant qu'un faux fuyant. Les responsables de l'entreprise Frenehard et Michaux ont été surpris de la qualité de la question et ont acquiescé avec vivacité. Il leur semble que le rôle de l'industrie doit être reconnu, que son implication dans l'emploi est manifeste et que le leurre de la désindustrialisation de l'hexagone n'est pas une fatalité. A l'Etat de discuter dorénavant avec le terrain. Un tournant politique est en train de se réaliser sous nos yeux. Lucidité, Ecoute et Professionnalisme doivent être dorénavant les maîtres mots. SMLH61PRESENTS SUR LES PHOTOS DE GROUPE : Madame Gerbt (Présidente du Comité de Flers), M. Chatel, M.Desclos, Madame Frénehard, Madame Cordier-Moleins, M. Cordier, M. Frénehard, le Colonel Godey (Président honoraire du Comité de L'Aigle), le Docteur Petitbon (Président de la Section Orne), M. Droulin. Manquent sur ces photos de groupe pour des motifs divers M. et Madame Fadeuilhe, Le colonel Andrieu (dit Grouchy à cette occasion perdu corps et biens dans l'Aigle), le Colonel et Madame Martin (Président du Comité d'Alençon) venus à partir du déjeuner pour la visite du musée et manufacture Bohin et M. Franel, (Trésorier de la Section)


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