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Section de l'Orne

Pour la Cohorte
Trois ouvrages de membres relevant de mebres honorés et dont les noms figurent dans la Grande Chancellerie ont fait l‘objet d'une lecture de la SMLH61.


L'un d'André Tubeuf, Agrégé de Philosophie, ancien de Normale supérieure. Commandeur de l'Ordre national du Mérite (2009). Il est probablement le meilleur critique musical de France. Il nous parle de l‘intérieur de Bach dans son récent ouvrage (2 novembre) « Bach ou le meilleur des mondes » éditions le Passeur. Ce musicien dont Cioran disait "Sans BACH, la théologie serait dépourvue d'objet, la Création fictive, le
néant péremptoire. S'il y a quelqu'un qui doit tout à BACH, c'est bien
Dieu" . L'étude de Tubeuf rappelle les interprètes qui ont transmis l'esprit de ce musicien des âmes. Dieu Lipatti pour n'en citer qu'un seul. « Voici tout ce que j'ai à dire à propos de l'oeuvre de Bach : écoutez-la, jouez-la, aimez-la, vénérez-la – et taisez-vous », ordonnait Albert Einstein. Bien entendu cela n'est pas vrai car Bach apaise et sauve. Quoiqu'il en soit ce livre est une somme et rappelle celle sur Beethoven du même auteur. A lire pour tous ceux que Bach enchante te fascine. Il n'y a pass que les Brandebourgeois, dans sa production, qui déjà sont un chef d'oeuvre.


Le second est l'oeuvre chez Harmattan (12 novembre) « Souvenirs insolites d'un diplomate atypique » de Gérard Simon (chevalier de la Légion d'honneur) ancien ministre plénipotentiaire, ambassadeur au Burkina Faso. L'ouvrage est d'autant plus intéressant que l'homme est sorti du rang et a gravi les échelons par les concours internes et par sa pugnacité. Il raconte la porosité de a sécurité au Ministère de Affaires étrangères il y plus de 35 ans. Les corbeilles regorgeaient de télégrammes confidentiels et le chiffrage était quasiment accessible à tous. Son parcours a commencé au Maroc, en passant par la Zambie, la Somalie et s'achever à Ouagadougou. Ce sont des mémoires d'une époque. Ce sont des signes que l'on doit lire avec attention parce que le Haut fonctionnaire avait les pieds sur terre et connaissait le terrain. Beaucoup d'anecdotes, beaucoup de connaissances de cette politique africaine dont nous sortons à peine et qu'il décrit avec un modernisme étonnant. Visionnaire et perspicace il pourrait si la retraite ne l'avait pas éloigné des arcanes du pouvoir conseiller encore par épisodes. A lire absolument.


Le troisième qui figure sur le site, en page d'accueil, en précurseur des deux autres, est l'oeuvre d'un Iranien d'un Persan devais je dire. Il est chevalier de la Légion d'honneur 2016 décoré par l'ambassadeur de France à Téhéran en juillet. « L'Âme poétique Persane » (Albin Michel nov 2017) par Darius Shayegan. Philosophe, professeur, francophone et francophile. Elève d'Henry Corbin (le plus grand orientaliste français) s'est penché sur Baudelaire et a écrit en persan une somme sur ce grand poète français. Darius affirme que nous ne reconnaissons pas, puisque nous l'ignorons, son influence sur l'Allemagne, l'Angleterre, l'Italie et sur le symbolisme russe. Réédité à la grande surprise de l'auteur à trois reprises en Iran, Darius lors d'un passage à Paris a effectué un pèlerinage au cimetière du Montparnasse. Quelle fut sa stupéfaction alors que les 5 grands poètes dont il nous parle dans son ouvrage (Ferdowsî - 934 – 1020 -, Hâfez - 1325 - 1389, Sa'dî - 1213 - 1292, Omar Khayyâm- 1048 - 1122, Molâwnâ Jalâlodin Rûmî -1207 – 1273) ont chacun un mausolée visité par les foules, la misère de la tombe de Baudelaire le choque. Enterré aux côtés de son beau-père honni le Général Aupick.

Ce reproche vif lâché Darius se replonge dans l'Âme poétique persane. Ces cinq poètes qu'il présente chronologiquement. Mais il précise que cette chronologie n'a quasiment aucun sens pour les Persans. Ces 5 poètes ont vécu solitaires, Ferdowsi à Tûs dans le Khorâsân au sein d'un magnifique jardin, au calme et dans la sérénité, se consacrant à son immense oeuvre le Shânâmeh (50000 distiques : 5 fois plus que la "Divine Comédie" ). Khayyâm, scientifique, poète connu à titre posthume, considéré comme athée, vécut à Nishapur (Neyshâbûr) loin de la cour Seldjoukide (seljûkîde), Mowlânâ Rûmî passa une grande partie de sa vie à Konyâ en Asie Mineure. Hâfez ne quitta quasiment jamais sa ville bien aimée, Shirâz. S'âdi fut lui un homme de cour, un grand voyageur sa langue et le modèle de son comportement ont marqué le persan cultivé actuel qui le découvre seulement maintenant. L'âme persane assurément rejoint l‘âme universelle. Certes un auteur à succès affirme qu'avec tous les progrès de la science le siège de lame n'a pas été (encore?) trouvé!!!

SMLH61
Photos Portrait NB Darius SHAYEGHAN, Portrait en couleur André TUBEUF, Trois Personnes en couleur devant le Drapeau Tricolore Gerard SIMON entouré d'un enfant et de son assistant d'intérieur.


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