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Section de l'Orne

Les MARECHAUX de France


Maréchal de France. Le Premier avec une fonction militaire (auparavant il s'agissait d'un emploi dans la gestion des écuries et chevaux du Roi, étymologiquement du francique « marshalk » = officier des écuries) est Albéric 1er Clément du Gâtinais, seigneur du Mez, sous Philippe Auguste. Il est nommé à ce titre en 1190. Il meurt en 1191 au siège de Saint Jean d'Acre lors de la IIIème croisade entreprise par Philippe Auguste et Richard Ier Coeur de Lion.


Il est le frère de Clément, dit le « Petit Maréchal », seigneur du Mez (reçu en héritage à la mort de son frère). iL recevra le Château d'Argentan en don pour sa belle conduite, alors qu'il est déjà Maréchal en 1204 des mains de Philippe Auguste. Il se distingua lors de la bataille de Bouvines et mourut lors d'une campagne contre les Anglais en 1214.


Son fils Jean III Clément, seigneur du Mez et d' Argentan fut élevé à cette dignité très jeune par Philipe Auguste à la mort de son père en raison des services rendus par ce dernier. Elevé à ce rang en 1223 (9 ans) il n'exerça la charge qu'à partir de 1234. Henri II Clément est élevé à ce rang par Louis IX (Saint Louis). Il accompagne le roi en Terre sainte en 1249.On trouve son nom dans la charte de Saint Denis. Il est seigneur de Mez et d'Argentan et la terre de Mez par volonté du Roi portera dès lors le nom de Mez le Maréchal.


263 Maréchaux sous la Royauté jusqu'à la révolution dont le Seigneur de Froulay, comte de Tessé nommé par Louis XIV en 1703. Il fut excellent chef militaire contre le Prince Eugène de Savoie Carignan (« Prince Eugène » grand chez militaire autrichien) fut responsable des dragonnades dans la principauté d'Orange, après la révocation de l'Édit de Nantes en 1685. Sa demeure le Château de Tessé sert de Mairie à Bagnoles de l'Orne Normandie. Certaines familles en comptèrent plusieurs (12 pour les Montmorency, 5 pour les Noailles et déjà 3 pour les Clément dès l'instauration de cette dignité).


Napoléon en nomma 26 dont le malheureux Grouchy que Victor Hugo sortit de l'ombre. Mais on peut contempler les dolmans et dorures de Murat, Lannes, Soult, Bernadotte au destin fabuleux, Berthier (le plus remarquable des Chef d'État Major peut être que la France ait connu). Certains embellissent les noms des boulevards extérieurs de Paris (Sérurier, « Victor » – Claude Victor Perrin -, Oudinot, Gouvion Saint Cyr etc )


21 par les Rois de la restauration dont Bugeaud par Louis Philippe.


19 par la seconde République de Louis Napoléon Bonaparte et le second Empiredont quelques noms de maréchaux ou de victoires qui rendent célèbres des boulevards de Paris (Niel, Malakoff, Magenta, Bosquet, Exelmans). Le dernier est Edmond Leboeuf en 1870 (il est enterré dans son château de Bailleul dans l'Orne). Un débat existe sur son attitude durant cette guerre franco-prussienne.


TROIS MARÉCHAUX qui nous intéressent à la veille de ce 11 novembre 2018, élevés à la dignité par Raymond Poincaré, Président de la République, lors de la Première Guerre mondiale, cette élévation relève du « fait du prince » nulle loi ne s'y attache :

Joseph JOFFRE, il est élevé à la dignité (rétablie pour lui) en décembre 1916, Président du Conseil, Aristide Briand. Il est le vainqueur de la bataille de la Marne. Il aura un prestige international à la fin de la guerre. Mais la bataille de la Somme lui vaudra la défaveur du gouvernement (notamment celle d'Aristide Briand) et des parlementaires. Polytechnicien à 18 ans, promotion 1869. Grand Croix le 11/O7/1914


Ferdinand FOCH, le 6 août 1918, Georges Clémenceau Président du Conseil. Il est le Généralissime des Armées alliées qu'il amène à la victoire mais il lui est interdit de pénétrer en Allemagne. Il recevra deux autres bâtons de Maréchal le Britannique et le Polonais. A ses funérailles les trois bâtons seront présentés aux côtés de la Grand Croix de l'Ordre du Bain et de de la Légion d'honneur (8/10/1915). Il assurera que la fin de la Guerre n'est qu'un « Armistice de 20 ans » !! (l'étymologie : arma et stationem = armes immobiles!!). Il reprochera à Clémenceau d'avoir perdu la paix. Le 14 juillet 1919 à Verdun, dans un discours, Clémenceau reconnaitra qu'en effet « il est plus facile de faire la guerre que la paix ». Il était Polytechnicien, promotion 1871.


et Philippe PETAIN le 21 novembre 1918 (il recevra à Metz des mains de Raymond Poincaré et de Georges Clémenceau son bâton de Maréchal le 8 décembre 1918). Après la guerre il aura une vision juste de ce que doit être la future défense de la France. Pas de Ligne Maginot mais des points d'appui fortifiés. Beaucoup de chars dont un tiers en alerte, un tiers en réserve et un tiers de remplacement pour défauts techniques ou pannes. Le Ministre Maginot exprimera sa désapprobation en affirmant que ce « ce n'est pas Pétain qui commande mais le Ministre ». Toutefois puisque Ligne Maginot il y a, il ne sera pas favorable à son extension face aux Ardennes qu'il jugera « infranchissables ».

A la libération, il sera condamné à l'indignité nationalece qui le prive de ses droits, grades, décorations et pensions. Il y'aura débat sur sa dignité de Maréchal qui n'est pas un grade. Il faut être prudent quand on absout, mais objectif quand on jug. Philippe Pétain a été condamné par un jury et dès lors le verdict est absolu. Lorsqu'emprisonné on lui enlèvera son uniforme, il le récupérera lors de ses obsèques. L'indignité nationale lui a ôté sa dignité de Maréchal, il s'agit d' une mesure de durée perpétuelle sauf vote de réhabilitation ou grâce posthume présidentielle? On est, en France, condamné pour des faits avérés, pas pour une vie antérieure celle-ci peut pondérer le verdict, cela n'a pas été le cas (encore qu la condamnation à mort a été votée par le jury de parlementaires et résistants à 1 voix de majorité, comme pour Louis XVI même si le vote ne relève pas des mêmes participants). Le jury est présidé, comme le procès, par trois magistrats dont le Président Mongibeaux. Ces magistrats ont prêté serment à la personne du Maréchal Pétain le 2 septembre 1941 (seul Paul DIDIER, parmi tous les magistrats français, déjà rétrogradé comme simple juge du tribunal de la Seine, avait refusé de prêter ce serment, il sera réintégré en 1944, après avoir été suspendu dès le 4 septembre 1941). La peine de mort sera commuée en détention à perptétuité demandée par ce même jury avec un déplacement de 3 voix.

Pour les historiens il est Ex - maréchal de France. Mais nul ne peut ignorer son rôle déterminant de chef victorieux de la bataille de Verdun (qui pour certains revient à NIVELLE). Tous les chefs d'Etat de la Vème République se sont contorsionnés pour replacer Philippe PETAIN dans la 1ère guerre mondiale et règler le compte des horreurs et le déshonneur de la collaboration. "L'Hiver de sa vie" disait de Gaulle (qui ajoutait drôle de devise ""Travail, Famille, Patrie" pour un homme qui n'a jamais travaillé, pas eu de famille et vendu la patrie) ou le "Choix funeste" pour Chirac ou encore Mitterrand parlera "des contradictions de l'Histoire de France" , Hollande l'oubliera et Sarkozy fera un service minimum en "bottant en touche" et en remettant en exergue l'admirable "lettre de Guy Moquet".


Cinq seront élevés par Alexandre MILLERAND


Deux à titre posthume :

Joseph GALLIÉNI
(1921) Grand Croix : 6/9/1909 , l'organisateur des taxis de la Marne et connu pour son action de colonisateur, organisateur, pacificateur de Madagascar, Aristide Briand, était alors Président du Conseil,


et en 1923 Michel MAUNOURY, Il a commandé dès mi août 1914 la VIème armée qui a rameuté les troupes ébranlées par la défaite des frontières (cf sur le site www.smlh61.fr la bataille d'Éthé), regroupé les forces et stoppé l'aile gauche des armées allemandes à la bataille de l'Ourcq (partie indétachable de la Bataille de la Marne) avec l'aides des troupes de réserve de la place de Paris que Galliéni a mobilisé puis fait transporter par les « Taxis de la Marne ». Il assistera à la signtaure du traité de Versailles (sans signer).Grand Croix de la Légion d'honneur, le 9 septembre 1914Polytechnicien promotion 1867 Raymond Poincaré est alors Président du Conseil


Trois de leur vivant le 26 février 1921


Hubert LYAUTEY, (Grand Croix 17/9/1913), Après une carrière éblouissante au Maghreb et en particulier à la frontière algéro marocaine puis au Maroc (1errésident françaios en 1912) il rentre en France. Quand il apprend la déclaration de guerre il pique une colère « « Mais ils sont fous ! Une guerre entre Européens, c'est une guerre civile... C'est la plus énorme ânerie que le monde ait jamais faite !». il sera nommé Ministre de la Guerre (décembre 1916 – mars 1917 -démission). Il démissionne faute d'être suivi pour un commandement unifié, pour une unification des différents services aux armées). Après l'Offensive Nivelle désastreuse (comme prévu par Lyautey), le Commandement unique interallié est finalement donné à Foch et Pétain est nommé Chef d'Etat Major comme souhaité par Lyautey. Lyautey retournera après la Guerre au Maroc où il participera à son émancipation et à sa modernisation.



Émile FAYOLLE, Polytechnicien, Promotion 1873, Grand Croix de la Légion d'honneur le 10 juillet 1918, Il a commandé l'armée du centre lors de la grande offensive allemande stoppée et vaincue de mars 1918 (Seconde bataille de la Marne), il avait auparavant commandé l'armée de soutien à l'Italie après la défaite de Caporetto (fin octobre début novembre 1917). Il est accessoirement le grand père d'Anne Pingeot, compagne de Mitterrand et mère de Mazarine Pingeot


Louis FRANCHET d'ESPEREY (Grand Croix de la Légion d'honneur le 12/07/1917). Il a été le Chef militaire des Armées alliées d'Orient qui ont déstabilisé le front bulgaro-allemand et provoqué l'armistice du 29 septembre 1918, contribuant de façon décisive à l'armistice du 11 novembre, Aristide Briand était alors Président du Conseil.


Par Vincent AURIOL:

Deux Maréchaux à titre posthume

Jean de LATTRE de TASSIGNY (dont la mère priait pour le salut de « l'âme » de Clémenceau l'athée) le 15 janvier 1952, René Pleven Président du Conseil, Georges Bidault, Vice Président, Ministre de la Défense. Il a été Général d'Armée, commandant la 1ère Armée Rhin et Danube. Il est Grand Croix de la Légion d'honneur le 13 février 1945.


Philippe LECLERC de HAUTECLOCQUE le 23 août 1952, Antoine Pinay Président du Conseil, René Pléven Ministre de la Défense. Il est inutile de rappeler sa chevauchée glorieuse à la tête de la 2ème DB puis son efficacité en Indochine (d'octobre 1945 à Juin 1946) et enfin son accident d'avion mortel à Colomb Béchar en 1947. Il est Grand Croix de la Légion d'honneur


et de son vivant

Alphonse JUIN seul élevé à la dignité de son vivant, le 8 mai 1952, Antoine Pinay Président du Conseil, René Pleven Ministre de la Défense. Grand Croix de la Légion d'honneur en 1946. Il a avait été nommé par de Gaulle, en 1943, avec 4 divisions, chef du Corps expéditionnaire français débarquant en Italie. Sous les ordres du Général Clarke, il contournera subtilement le Mont Cassin, berceau de l'érémitisme bénédictin - Saint Benoit de Nursie - (dont la destruction inutile par le général Freyberg comble de tristesse les amoureux du patrimoine chrétien, le bâtiment sera restauré après la guerre à 'identique de 1948 à 1956). Il gagnera la bataille décisive du Garigliano


Par François MITTERRAND

Pierre Koenig, général d'armée, à titre posthume, le 6 juin 1984, Pierre Mauroy, Premier Ministre. Il s'est couvert de gloire à Bir Hackheim puis El Alamein avec le Bataillon des Français libres. L'ex maréchal Pétain se constituera prisonnier entre ses mains le 24 avril 1945 à la frontière suisse. Le général Koenig le traitera avec les égards dus à son âge et à son passé glorieux. Pierre Marie König est compagnon de la Libération, Grand Croix de la Légion d'honneur le 25 août 1949.


Pour le centenaire de l'armistice 7 Maréchaux devraient être honorés aux côtés du soldat inconnu. On ne peut réinventer l'histoire.
L'indignité nationale qui a été prononcée à l'encontre e Philippe PETAIN, implique la dégradation, la suppression des décorations, des retraites et pensions. Mais Maréchal est une dignité conférée pour des actes antérieurs à son jugement qui à juste titre est drastique. Philippe Pétain, malgré sa conduite indigne lors de la 2ème guerre mondiale demeure Ex-Maréchal de France.


Aucun des Maréchaux, aucun des chefs civils de cette guerre, militaire ou civil, n'était administratif. Ils étaient polytechniciens (le Président de la République, Raymond Poincaré et 4 maréchaux) ou avocats (Viviani, Briand) magistrat (Ribot), mathématicien (Painlevé) voire même médecin (merci, Georges Clémenceau). Certains aujourd'hui, qui demandent que le statut de chef, dans un monde qui se cherche, y compris aux frontières de l'Europe, soit reconnu comme sacré ou bénéficiant de l'infaillibilité, "scriptale" ou "orale", se permettent de réécrire une histoire qui n'autorise aucune autocritique.


La mode est au « selfie made men ». Il est difficile d'effectuer des réformes sur des ruptures autoritaires. Un peuple n'est pas univoque, uniforme et monolithique. C'est un étonnement permanent que de voir les politiques s'en étonner. La Guerre de 14/18 a connu un seul Président de la République, Raymond Poincaré mais plusieurs Présidents du Conseil avec des majorités reconstituées et variables, des débats vifs et des décisions justifiées voire contestées : René Viviani (1914 - 1915), il est le Président du Consil à la déclaration de guerre, Aristide Briand( cinq mois de 1915 - 1917), Paul Painlevé (2 mois en 1917), Alexandre Ribot (6 mois en 1917), puis Georges Clémenceau de 1917 à 1920 il signera le traité de Versailles. Il a comme Churchill plus tard incarné l'âme de la Nation française.


Trois ruptures sont désastreuses lorsqu'elles sont du domaine de "l'arbitraire ressenti" : celle de la rupture des générations, celle équivalente de la rupture avec le passé (du « passé faisons table rase ») et celle des sciences qui promeut le Lyssenkisme. A l'époque seul Jacques Monod, Prix Nobel de Médecine (1965) horrifié de la science prônée par Lyssenko et avalisée par Staline, avait rendu (en 1948), vilipendé (injurié !) par toutes les voix autorisées et staliniennes, sa carte du Parti Communiste.


Le 11 NOVEMBRE seront commémorés les 8 000 000 d'hommes qui de 1914 à 1918 auront été sous les armes. 3 classes d'âges de 1.250000 hommes sont appelées sous les drapeaux chaque année. La Loi Barthou de 1913 a instauré le service universel (il n'est plus censitaire) de TROIS ans il était de 2 ans auparavant.. Au début de la guerre 3.780.000 hommes sont sous les drapeaux. ETHE dans les premiers jours de la guerre (22 août) en Belgique où se porte le gros de l'offensive allemande 27 000 morts français joncheront la terre wallonne du Luxembourg belge. Le jour le plus meurtrier de toute l'histoire de France. Cette offensive est insoupçonnée de l'Etat Major français (seul le Général Lanrezac en a le pressentiment, en informe le GQG mais n'est pas cru initialement, ses décisions sages de repli sauveront la Vème armée et lui permettront la remise ne en ordre de marcjhe pour la bataille de la Marne, désorganisant par ailleurs le Plan Schlieffen).
La Grande Guerre fera 1 800 000 morts en France, 3 500 000 blessés. 1 000 000 invalides permanents dont 15000 gueules cassées et 500 000 blessés de la face. Nous leur rendrons hommage car les monuments aux morts des villes et villages témoignent de la saignée et de la douleur des familles de villages ruraux dévastés et décimés. La leçon est tirée. "Plus Jamais Ca" elle devait être la "der des der" on sait ce qu'il en sera. Mais la France qui voulait la paix, Viviani qui était prêt à reculer de 10kms des frontières pour éviter tout incident déclencheur n'a pas permis d'éviter cette hécatombe. Au" square des Poilus" nous respecterons la mémoire de nos grands ou arrières grands parents morts, blessé ou combattants pour leur liberté, leurs valeurs, leur nation et leur patrie qui sont toujours les notres. J'espère que les mmbres de la SMLH61 seront nombreux à Alençon le 11 novembre à 10h 30..


Le 7 NOVEMBRE . Le trompette Pierre SELLIER du 131 ème RI de Belfort sonna, sous les ordres du capitaine LHUILLIER le premier du côté français (à 20h30) répondant à la sonnerie équivalente du trompette allemand Arthur ZOBROWSKI. La sonnerie du côté français ouvre la voie aux plénipotentiaires allemands qui se présentent, drapeau blanc en tête, (pour marquer non la reddition, comme on le croit communément, mais la volonté de parlementer). Les allemands seront guidés vers la Capelle dans l'Aisne.. La sonnerie du cessez-feu est comme la sonnerie aux morts, authentiquement poignante, elle est répétée règlementairement trois fois. Le 11 novembre, à 11h, tous les trompettes du front, sonneront cette mélodie, (créée? par le chef de musique MELCHIOR qui en 1821 composa toutes les sonneries et roulements de tambour règlementaires) qui a du rendre tous les soldats du front, fous de joie et d'émotion. On sait que quelques soldats (trop nombreux) enfouis dans leurs tranchées loin des sonneurs ont ignoré cet armistice et sont morts de part et d'autre sous les derniers coups de feu, rafales et obus. Le trompette SELLIER qui sera une figure de l'après-guerre refusera, de participer à une tournée aux Etats Unis organisée par l'American Legion avec Zobrowski et de vendre son clairon aux américains. L'instrument est exposé aujourd'hui au musée des Invalides donné par son propriétaire qui travaillait chez Japy puis chez Peugeot (Sochaux). Pierre SELLIER reprendra du service en 1939, puis dans la résistance et enfin dans la campagne de l'Armée Rhin et Danube (dans le 3ème RTA). Il repose au cimetière de Reppe (Territoire de Belfort).


Le 11 NOVEMBRE doit être un pèlerinage aux sources du génie de l'homme qui a su inventer l'avion et de nombreuses techniques y compris médicales. Ce même génie maléfique qui a su céder aux démons qui ont forgé le fer, soufflé les gaz et entretenu le feu de l'apocalypse qui verra son apogée avec la Bombe A près de 30 ans plus tard. L'hymne à la paix doit être le seul chant de la communauté internationale puisque l'avenir a bien validé l'impression qu'il s'agissait d'une guerre civile mal éteinte. « 20 ans d'armistice » disait Foch. Seule la rencontre, à Colombey les deux Églises, seulement 13 ans après la fin de la 2ème Guerre Mondiale, entre les deux figures emblématiques de la résistance européenne, de Gaulle et Adenauer a su définitivement éteindre les siècles d'incompréhension entre les deux grands pays. Les manifestations suivantes d'entente cordiale ont été des répliques utiles à la mémoire des générations successives. La « communication » et les effets de posture n'ont pas leur place dans la commémoration de la fin de cette « guerre entre Européens, qui est une guerre civile» le soulignait avec force lors de la déclaration des hostilités par l'Allemagne, le 3 août 1914, le Maréchal Hubert Lyautey.

SMLH61
PHOTOS Internet : Ferdinand Foch,Joseph Joffre, l'ex-Maréchal Philippe Pétain, Louis Franchet d'Espérey, Hubert Lyautey. En accueil : Emile Fayolle et Michel Maunoury, Joseph Galliéni.


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