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Section de l'Orne

LE VOYAGE A PARIS


Partis le matin à 6h30 de Mayenne le car de Mayen'voyages s'est arrêté près d'Alençon à 7h15 pour prélever M. Mostefa MAACHI (Président de l'ANMONM61), M. Issa MARRAUT, Vice Président SMLH61, le Dr Pierre PETITBON, Président SMLH61, M. Jean CHANTEPIE et Alain VALLIQUET, porte drapeaux. Dans le car étaient déjà présents les cinq professeurs Maxime BIGAND, professeur SVT, Mme Cécile BORIE , Professeur d'Allemand, Mme FONDJO Pola, M. GARREAU Jean-Bernard, Mme JOUENNE Mélanie, professeurs d'histoire et géographie et M. Jean Pierre LE VERGE Principal du Collège Jules Ferry. Les 28 élèves, Lison BECAM, Noah BESNEUX, Aylin BOURD, Noémie BROCHARD, Jules BRINDEAU, Lila BOY, Maeva CABARET, Soudhagna CHARRON, Tom DOUXAMI, Maelle GALLIENNE, Clémence GUIARDIERE, Noelan THOMMERET, Théo GUILLERME, Elric GUILLOUT-ROSSI, Adèle HOUDOU, Elyna JOUAN, Léa LEGRAND, Léna LHOTESSE, Baptiste MARTINIERE, Azilis MELIN, Lucas MONTARON, Simon PASSARD, Enzo POUTEAU, Orlane RICHEFOU, Yani RIOU, Agathe ROUSSEAU, Mélina SALIN, Anaïs THEVEU. Tous ces jeunes somnolaient plus ou moins béats.


A 10h30 nous pénétrions dans le Musée des Invalides par l'accès place Vauban. Les formalités d'entrée (billets gratuits scolaires et enseignants) étaient facilitées par Mme Valérie LASSERRE, professeur de droit des facultés, amie de la SMLH61, (accompagnée de son fils Honoré) qui avait préparé l'accès par une visite en éclaireur préalable. Elle avait aussi assuré la possibilité pour les élèves de casse crouter, après la visite, dans la cour de l'Hôtel National des Invalides. Mme Marie José MICHEL, administrateur de l'ANMONM, membre de la SMLH61, PROFESSEUR EMERITE DE PARIS XIII, nous avait rejoint ainsi que les journalistes de FR3 Pays de Loire qui avaient prévu de faire un bref reportage. Pour un motif administratif obscur ils n'ont pu nous accompagner dans l'enceinte du Musée. La visite commençait par le tombeau de Napoléon et des hauts reliefs gravés dans la galerie qui entoure le catafalque. Les élèves pouvaient constater la création de nombre d'institutions fondamentales qui administrent encore la France (Conseil d'Etat, Cour des Comptes, Code civil).

La visite du musée de l'Armée se poursuivait avec les vitrines d'uniformes des militaires jusqu'à la guerre de 14/18 qui intéressait plus particulièrement les vainqueurs du concours sur la « Médecine dans la Grande Guerre ». Ce thème avait été bien étudié par les élèves de troisième du collège Jules Ferry.
br>Le casse-croûte des élèves et professeurs bénéficiait du décor magnifique de la Grande cour des Invalidesoù se déroulent tant d'évènements nationaux : récemment en 2018, la cérémonie officielle du sacrifice du Colonel Arnaud BELTRAME, Commandeur de la Légion d'honneur à titre posthume, et la première étape du transfert au son du Chant des marais (des déportés), des cendres au Panthéon de Simone VEIL, Grand Croix de la Légion d'honneur et de son époux Antoine VEIL. Après la visite des Invalides le car avec l'équipe des Professeurs, Principal, Membres de l'ANMONM61 de la SMLH61 des journalistes de FR3 Pays de Loire, des Porte Drapeaux se rendaient à l'Hôtel de Salm.

Le Musée de la Légion d'honneur, deuxième étape jouxtant le Musée d'Orsay. Mme Anne Chefdebien, Conservateur nous avait accueilli avant de nous confier à la Guide Mme Halya Odolant. L'Hôtel de Salm a été construit par le Prince de Salm-Kryburg, profitant de la dot de son épouse Princesse de Hohenzollern - Sigmaringen, avec de nombreuses péripéties à la fin du XVIIIème siècle. Le Prince sera exécuté par la Trerreur. L'hôtel sera " bien public" à la mort du Prince et surtout vendu peu cher en 1804 à Lacépède premier Grand Chancelier à la recherche d'un lien d'accueil. Les travaux de restauration seront énormes mais le choix on le sait s'avèrera excellent. TF3 suivait et interviewait et avait la chance de voir M. Jean Pierre Le Verge remettre le Poster de la Victoire à M. le Général d'Armée Benoit PUGA, Grand Chancelier de la Légion d'honneur qui passait fortuitement devant le Principal.


Les jeunes pouvaient constater que la Royauté disposait de récompenses avec l'Ordre Royal et Militaire de Saint Louis (créé par Louis XIV) qui était le parent de l'Ordre de la Légion d'honneur (ruban ou cordon rouge avec une croix à 5 branches). Cet Ordre honorait la valeur et pas uniquement le rang. L'Ordre de Saint Michel créé en 1469 par Louis XI en hommage à la résistance du Mont Saint Michel contre les Anglais durant la guerre de cent ans. Contrairement à l'Ordre de Saint Louis qui se basait sur la vaillance, l'Ordre de Saint Michel était sélectif et reprenait les modalités d'attribution de l'Ordre bourguignon de la Toison d'Or. Son siège se tenait au Mont saint Michel. On sait enfin qu'il existe des Ordres d'origine religieuse tel l'Ordre du Saint Sépulcre (avec pour mission, de défendre les possessions chrétiennes et de porter les rituels) crée par Godefroy de Bouillon, avoué du Saint Sépulcre en 1099, après la prise de Jerusalem. Cet Ordre sera supprimé par Innocent VIII en 1489 qui l'incorpore à l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem. Il sera rétabli plus ou moins dans son nom de Ordre Équestre du Saint Sépulcre par Pie X en 1847. Mme Chefdebien, conservateur du Musée de la Légion d'honneur, fait visiter le musée à un membre de cet Ordre. L'Ordre de Malte enfin. L'ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte est un ordre religieux catholique doté d'une souveraineté fonctionnelle et une organisation internationale caritative. C'est l'une des organisations qui ont pris la suite de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem (créé vers 1080). Il est connu aujourd'hui sous le nom raccourci d'Ordre de Malte à vocation caritative.

L'Ordre National du Mérite a été créé en 1963 par le Général de Gaulle dont le parcours d'une vie emplie de west de l'Histoire (l'Appel du 18 juin est un modèle de prophétie) a été suivi au Musée de l'Armée des Invalides. La Langue française est connue pour ses subtilités. Le ruban est bleu au bout duquel pend une croix à six branches doubles, l'Ordre national du Mérite, récompense après dix ans de services des mérites distingués. La Légion d'honneur ruban rouge au bout duquel pend une médaille à 5 branches doubles, récompense des services éminents après 20 ans de service.


La Légion d'honneur comporte en 2019

· 90000 membres environ (le quota maximum fixé par décret est de 125000).
· Dont chevaliers : 75000
· Grade d' : officiers : 1700
· grade de : commandeurs : 1 250
· dignité de : grands officiers : 250
· dignité de : grands-croix : 75.
· Annuellement le nombre maximum est de 1500 attributions civiles (parité hommes/femmes) et 1300 militaires annuellement
le nombre de :
Grand Croix est de 4 à titre civil et 3 à titre militaire
Grand officier : 8 à titre civil et 6 à titre militaire
Commandeurs : 34 à titre civil et 50 à titre militaire
Officiers : 164 à titre civil et 228 à titre militaire
Chevaliers : 1290 à titre civil et 815 à titre militaire


Il y a deux promotions civiles : 1er janvier et 14 juillet et 2 promotions militaires (avril - mai) pour les militaires de réserve et anciens combattants et (juin - juillet) pour les militaires d'active.. La « Légion d'honneur ne se demande pas, ne se refuse pas, ne se porte pas» disait Clémenceau (qui ne l'a jamais eue). Pourtant certaines célébrités (ou moins célèbres) l'ont refusée : Marie Curie que les élèves ont croisée dans leur étude sur la médecine dans la Grande Guerre, Philippe Seguin, Courbet, Monet ou Brigitte Bardot.


Louis-Napoléon Bonaparte (Napoléon III) a créé la « Médaille Militaire » qui est la Légion d'honneur des soldats et sous officiers et de quelques rares officiers généraux qui ont commandé au front une armée (les Maréchaux de la première guerre mondiale) et quelques grands civils Churchill, Roosevelt. Ils sont 159 000 aujourd'hui. A cette occasion il était rappelé que Bonaparte en 1802 a créé une Légion d'honneur pour civils ET militaires car disait son créateur devenu l'Empereur Napoléon « Si la Légion d'honneur n'était pas la récompense des services civils comme des services militaires elle cesserait d'être la Légion d'honneur ». Cette assertion est retrouvée bien en évidence à l'hôtel de Salm, musée de la Légion d'honneur. Le ruban, à l'instar de celui de l'Ordre de Saint Louis, son ancêtre, est rouge auquel est attachée une médaille à 5 branches doubles.

Le groupe quitte le Musée vers 17h et se rend à l'Arc de Triomphe pour le ravivage de la flamme. Comme pour les Invalides, l'hôtel de Salm et le ravivage le terrain a été préparé par la SMLH61. Grâce au professionnalisme des chauffeurs de Mayen'Voyages (merci à M. Le Verge qui a choisi ce voyagiste et négocié les tarifs pour la SMLH61) nous avons pu déverser les passagers du car sur le rond point interne de l'édifice avec l'autorisation des gardes mobiles qui protégeaient le terre-plein (on se souvient du vandalisme - mot créé par l'abbé Grégoire lors du saccage de la Basilique Saint Denis- de l'Arc de Triomphe, par des casseurs, violemment jugé et condamné par notre Président l'Amiral(2s° Alain Coldefy et le Président du "Comité de la Flamme" le Général d'armée (2s° Benoit Dary). Les professeurs et les membres de la SMLH faisaient un arc de cercle protecteur entre la porte du car et le terre-plein. Les élèves ont été ravis de se sentir en sécurité protégés par huit véhicules blindés en V sous les arches. M. Henry WEIL, administrateur de la SMLH, rédacteur en chef de la Cohorte n'a pu nous rejoindre bloqué par les « Gilets Jaunes » et les cordons de sécurité. Les Élèves ont attendu à l'abri 18h15 dans le sous sol de l'Arc de Triomphe dont les entrées (Champs Elysées et Grande Armée) avaient été condamnées.


2 élèves ont été désignés pour être porte drapeau. L'un pour celui de la SMLH61 l'autre pour celui de l'ANMONM61. Ils ont été formés par les titulaires respectivement Jean CHANTEPIE et Alain VALLIQUET. Pour les Elèves : Baptiste MARTINIERE (cf le très sympathique mot de remerciement) portait celui de l'Ordre National et Léa LEGRAND celui de la Légion d'honneur. M. CHANTEPIE Présentait celui du Comité de la Flamme. Ils apprenaient à baisser le drapeau à 90° pour les honneurs (ainsi sont bien lisibles les inscriptions cf photos) et à le redresser au repos. 4 élèves aidaient au dépôt des gerbes. Le Président de la SMLH61 offrait au Collège la sienne et celle de la SMLH. Les élèves qui aidaient au dépôt de la gerbe étaient pour le collège : Maëlle GALLIENNE et Nolan THOMMERET, pour la SMLH61 : Azilis MELIN (cf le remarquable mot de remerciement) et Yani RIOU

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Madame TRIMBACH, pour le "Comité de la Flamme", menait le cortège et indiquait les temps. Le Ministre de l'économie du Land de Rhénanie Palatinat, à titre privé, M. Volker WISSING, nous accompagnait. Le Général d'Armée (2s) Bruno DARY, Président du Comité de la flamme, à cheval sur son scooter était venu pour superviser. Les responsables se mettaient en ligne face à la flamme dos au Champs Élysées. Ils déposaient la gerbe, M. Jean Pierre Le Verge pour le Collège Jules Ferry accompagné de deux élèves Maëlle GALLIENNE et Nolan THOMMERET et le Dr Petitbon accompagnés des deux autres élèves Azilis MELIN, cf le remarquable mot de remerciement et Yanni RIOU. Ils reprenaient leur place pour écouter la sonnerie aux morts puis entonner avec le Ministre de l'Economie, du Land de Rhénanie Palatinat M. Volker WISSING la Marseillaise assisté des élèves et professeurs qui la chantaient à pleine voix. Un texte du Général d'Armée (2s) Bruno DARY qui exposait les raisons de ce ravivage de la flamme était lu. Puis les autorités allaient raviver la flamme. La torche était tenue par Mme Trimbach du comité de la flamme aidée de deux jeunes enfants pendant que les adultes se solidarisaient par une main sur l'épaule de celui qui le précédait. Enfin la signature du Livre d'or fermait la cérémonie avant le salut aux Porte-drapeaux et à l'assistance. Moment convivial émouvant et si sympathique.

La troupe se ressoudait disait au revoir à tous les membres encore présents notamment à Mme TRIMBACH du comité de la flamme qui avait été bien aimable et efficace. La Troupe empruntait le tunnel côté Grande Armée et rejoignait le car stationné Av Foch. On se comptait. M. Frénehard nous quittait après avoir récupéré son manteau qui lui avait manqué (je vous rassure il n'a pas été malade). On a roulé dans la quiétude et la bonne humeur pour s'arrêter à Verneuil sur Avre. Une restauration rapide était bienvenue pour la grande joie des élèves qui n'oubliaient pas le dessert. Retour à Mayenne dans l'ordre après dépôt de ceux qui avaient laissé leur véhicule à l'aller près d'Alençon. Un au revoir des professeurs élèves et principal très chaleureux. Un succès après une préparation minutieuse de l'équipe de la SMLH61 en symbiose avec le Principal du collège. Un petit stress pour l'accès à l'Arc de Triomphe. Une récompense les petits mots des élèves. Un regret l'absence de M. Henry Weil et évidemment de Philippe Grossemy

SMLH61
PHOTOSSNAPP Reportaages avec cession de doits de 1ère dffusion sur site web, , revues de presse, M. Georges BOUTILLIER STE SNAPP REPORTAGES 0675664529 et SMLH61


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