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Section de l'Orne

REMISE des INSIGNES de CHEVALIER de l'ORDRE NATIONAL du MERITE à M. Bernard ROTHAN, Directeur Général des Etablissements Frénéhard et Michaux par M. Jacques FRENEHARD, Président du Conseil de Surveillance, membre de la SMLH61. Cet évènement récompensant les forces ACTIVES du pays devant une centaine de personnes, a été vivement apprécié par les personnalités présentes, M. le Dr P.Petitbon, Président de la SMLH61, M. Lebot, Président des membres de la Médaille Militaire de l'Orne, M. Mostefa Maachi, Président de l'ANMONM de l'Orne, Mme V. Louwagie, députée, M. Segouin, Sénateur, M. le Maire de Saint Symphorien les Bruyères, M. Guy Martel, M. Président de la communauté de communes des Pays de l'Aigle, M. Jean Sellier, M. Luc Van Ryssel président du MEDEF de Normandie, Directeur Général de Matfer. On voyait aussi Mme le Capitaine de Gendarmerie, M. le responsable des Pompiers et de la sécurité, évidemment un nombreux personnel administratif et opérationnel. Un monde sympathique et actif. Les forces vives de la nation nous le répétons. Une viste par les membres de la SMLH61 avait été effectuée en mai 2017 (le reportage suit la relation de la remise des insignes de l'Ordre National du Mérite à M. B. Rothan). On le retrouve dans la liste des reportages au 13 mai 2017 avec quelques photos.




En dépit de toute logique, et au risque d'un manque de courtoisie à l'égard de Bernard Rothan je ne vais pas commencer à parler de lui mais de moi


Jeune manager par trop expérimenté j'avais eu l'occasion de présenter au directoire de Télémecanique un projet de nouvelle implantation à l'export, dans la zone dont j'avais la responsabilité. Le président Jacques VALLA m'avait posé une seule question vous pensez avoir envisagé 100% des hypothèses et des aléas, si vous l'avez fait à 70 % cela me suffit si vous avez l'homme pour mener à bien ce projet. J'avais d'ailleurs eu l'occasion de lui rappeler cette anecdote lorsqu'il m'a remis la légion d'honneur. Cette question je me la suis posée lorsque nous avons commencé à réfléchir à l'opération Saturn, nom de code donné par les intermédiaires à la vente par l'entreprise Allemande Zarges, du groupe Tubesca Comabi. Groupe qui pesait presque deux fois notre chiffre d'affaire. Nous avons pu débuter les négociations, malgré le déséquilibre entre l'acheteur et l'acheté car l'homme, je l'avais, il s'appelait et s'appelle toujours d'ailleurs Bernard ROTHAN.


Cette opération qui allait complétement remodeler Frénéhard & Michaux et totalement faire basculer le centre de gravité de nos activités ne pouvait se faire sans l'adhésion au projet de quelqu'un qui avait les compétences, la volonté et l'envie de mener à bien la transformation de l'entreprise familiale qui s'imposait. Bernard et moi nous connaissions depuis une dizaine d'années car nous siégions tous les deux au conseil d'administration du syndicat Français de l'échafaudage, et j'avais eu l'occasion de percevoir sa capacité à transformer et à booster la filiale française du groupe Allemand qui l'employait. Cela tombait bien puisque c'était justement elle que nous souhaitions racheter.
Comment présenter Bernard ROTHAN ?


Une organisation personnelle remarquable pour assurer sa présence dans toutes les entités du groupe, et elles sont nombreuses. Il est présent à chaque fois que quelque chose d'important s'y passe ou est en préparation. En premier lieu bien entendu les Comités Exécutifs mensuels qui changent régulièrement de site pour être au plus près du terrain, tous les comités de direction mensuels des différentes entreprises et des principales activités, les séminaires, la plupart les réunions de groupe de travail sur les projets stratégiques, les rencontres avec les clients les plus significatifs, mais aussi les entretiens d'embauche pour les postes clés, sans compter les organisations professionnelles auxquelles il participe ou qu'il préside comme le Syndicat français des fabricants d'échelles. Cela nécessite une force de travail hors du commun et une quantité considérable de déplacements et de temps passé, la valise à la main dans les avions les trains les hôtels. C'est très contraignant pour Bernard mais aussi pour Madame Rothan et ce n'est probablement pas elle qui me contredira sur ce sujet.

Malgré les possibilités offertes en télécommunications, la présence physique est primordiale pour assurer la cohérence de la stratégie, fédérer les collaborateurs et développer l'esprit de groupe, mais avec Bernard elle prend une dimension supplémentaire. Sa capacité d'écoute de ce qu'il entend et voit sur place, qu'il intègrera à sa propre réflexion lui permet de prendre la décision à laquelle un maximum de collaborateurs adhérerons car tous ont été partie prenante de cette décision. Il prend l'avis de ses collaborateurs, entend ce que lui disent les salariés, décide, puis, surtout n'oublie jamais de contrôler le suivi de la mise en oeuvre. En règle générale les managers sont capables de bonnes analyses, mais tous ne prennent pas le risque de la mise en oeuvre, car décider c'est choisir, et selon André Gide « choisir c'est renoncer ». Cette réflexion philosophique qui n'avait aucun lien avec mon propos d'aujourd'hui a cependant toute sa place lorsqu'on parle de la gestion d'une entreprise.


Choisir un investissement, c'est quelques fois voire souvent renoncer à un autre, choisir de se renforcer sur un marché c'est parfois être amené à se replier sur un autre, choisir de conserver une activité déficitaire pour maintenir la largeur de l'offre ou devoir y renoncer pour assurer la rentabilité financière sont la quelques exemples de choix qu'un chef d'entreprise, quelle que soit la taille de celle-ci, a devant lui en permanence. Les données macro-économiques comme micro-économiques évoluent si rapidement que tel marché qui était porteur l'an dernier ne l'est plus aujourd'hui, telle activité qui était rentable depuis des années devient maintenant un foyer de perte. Décider est dans l'ADN des grands patrons. Les remises en causes sont de plus en plus fréquentes dans le monde de l'entreprise actuel, le laxisme pouvant être fatal, mais certaines décisions difficiles à prendre car lourdes de conséquences. Depuis que je connais Bernard l'à propos et la justesse de ses décisions va bien au-delà des 70 % évoqués au début de mon propos.


Dans ses postes successifs Bernard a contribué à la relance d'une société en dépôt de bilan, à la construction d'une nouvelle usine en France, à sauvegarder des emplois, à faire de la croissance externe en France et en Europe. Dans le dernier en date avant de rejoindre notre groupe, pour la business unit dont il assurait la présidence a part la relance après dépôt de bilan il a fait tout cela, croissance externe en Allemagne Espagne et Pays Bas, construction d'une nouvelle usine près d'Amiens pour sauvegarder 200 emplois qui devaient être délocalisés en Hongrie, en terminant par une profonde refonte de l'organisation pour faire face à la crise et consolider la rentabilité. L'usine d'Ailly sur Noye étant une des plus importantes usines de notre groupe et certainement la plus emblématique.


Depuis trois ans nous avons donc débuté une aventure commune et tout ce que j'avais cru détecter s'est avéré et plus encore, car Bernard est un homme qui sait donner le cap et fédérer. Leader calme et déterminé reconnu par ses collaborateurs directs, par tous les salariés qu'il côtoie régulièrement, par les clients, sans oublier les actionnaires familiaux ou financiers qui apprécient la qualité de ses analyses et la clarté de ses exposés.


Soucieux du climat social et du maintien de l'emploi dans les territoires, plutôt que de fermer une petite société en grande difficulté qui n'a pas trouvé sa place dans le groupe, c'est une solution d'essaimage qu'il a choisi pour lui permettre de se pérenniser. Le remodelage du groupe débuté en octobre 2016 se poursuivra sous son impulsion et son contrôle et les projets stratégique sont nombreux pour les prochains mois et les prochaines années. La pertinence du projet d'entreprise a été jugée très positivement par nos partenaires financiers, aussi des nouveaux moyens ont été mis à la disposition du groupe pour poursuivre la croissance externe et organique. Le conseil de surveillance a encore eu l'occasion aujourd'hui de réitérer sa totale confiance dans le leadership de Bernard pour le mener à bien.


Je sais Bernard que ta simplicité et ta modestie souffrent aujourd'hui, mais ta carrière et ton travail sont méritoires au point qu'ils justifient pleinement la reconnaissance qui t'est manifestée aujourd'hui. Le ministre de l'économie et des finances ne s'est pas fourvoyé en faisant inscrire ton nom sur la dernière promotion du Mérite National, honneur qui rejaillit aussi sur notre groupe et tous ses acteurs. Nous replaçons le reportage succinct que nous avions réalisé en mai 2017 ci-dessous.


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LES ETABLISSEMENTS FRENEHARD et MICHAUX A L'AIGLE (Saint Symphorien des Bruyères) ont une belle histoire

Sur la suggestion du Président de la section de l'Orne, le Docteur Pierre PETITBON, M. Jacques FRENEHARD, Président du Comité de la SMLH de l'Aigle, Président du Conseil de Surveillance des Etablissements Frénehard et Michaux nous avait organisé en mai 2017, une visite du site de L'Aigle. Les Etablissements Frénehard et Michaux sont leaders européens dans la quincaillerie du BTP, crochets de toitures et gouttières, garde fous, protection du travail, échaffaudages, échelles professionnelles et plateforme de maintenance (dans le domaine de l'aviation notamment). Cette palette complète est évidente depuis le erachat de TUBESCA COMABI.

Cette visite avait un double but, réunir les membres du comité de L'Aigle pour qu'ils apprennent à mieux se connaitre et prouver que l'Industrie a sa place dans un pays développé, qu'elle existe en France et qu'elle a besoin d'une reconnaissance lucide. C'est une pourvoyeuse d'emplois 1000 pour le goupe Frénehard et Michaux, c'est une activité indispensable pour le BTP, c'est une niche de progrès techniques (plus de cent brevets) avec des laboratoires de recherche et de développement. Enfin une industrie ce sont des locaux qui s'installent dans des zones industrielles et requièrent, cabinets d'architectes et entreprises de BTP. Pour les établissements Frénehard et Michaux, le Siège Social a été construit en dernier et constitue une surprise de technologie, une avancée en "proue de navire suspendue". L'avancée est armée dans son plancher.

Les Etablissements Frenehard et Michaux sont nés il y a plus de 100 ans. Une galerie de portraits est visible dans le couloir d'accès à la salle de conférence. Entreprise familiale elle a rempli ses contrats. C'est un Michaux (Fernand) qui la crée en 1889. Ouvrier il va faire fructifier son savoir faire, ses talents son imagination dans son petit atelier personnel. Ce sont les Frénehard gendre de Fernand avec les descendants Michaux qui la développent. La Lignée passe de Julien, Gaston, Jean avant de parvenir à Jacques Frénehard. Une holding de 12 sociétés dont 8 de productions et 4 de distribution et services. Une force commerciale de 150 membres dont 30% à l'international (dont évidemment des nationaux des pays dans lesquels ils fonctionnent). Un chiffre d'affaires de 160 millions d'euros depuis l'achat d'une société Tubesca Combi en 2016 (à un Fonds de placement qui avait besoin soudain de liquidités), "plus grosse" que Frenehard et Michaux. Depuis Frenehard et Michaux qui fabrique tout en France façonne l'ensemble de la "quincaillerie" du BTP (crochets de toiture et gouttières avec leurs accessoires, échafaudages et gardes corps ainsi que des portails). 12 filiales et 9 sites industriels participent à la production, 8 implantations internationales.

A Saint Symphorien qui confirme que tout est fabriqué en France le site comporte 4 sites sur 14 ha. SSB1 surface couverte de 10 000 m2 achevée en 1995 fabrique gouttières, crochets d'ardoises (avec un conditionnement dans une boîte particulièrement étudiée et pratique pour les ouvriers couvreurs, colliers de gouttière etc.. dans ce même bâtiment un atelier de couture pour les harnais de sécurité et enfin un magasin d'expéditions. Dans le SSB2 un unité de fabrication de 4200 m2 dont 2700 pour l'acier et 1500 pour l'aluminium pour les équipements antichute, d'infrastructures métalliques pour téléphonie mobile et produits spécifiques Dans le SSB3 on peut admirer sur 7200 m2 l'atelier de galvanisation entièrement automatisé un des plus performants d'Europe achevé en 2007, comportant l'atelier de finition et de parachèvement (éliminer les barbillons en particulier), celui d'assemblage et le magasin de stockage et d'expéditions. Dans le SSB4 c'est le bâtiment du Centre d'essais Frénéhard et Michaux, banc d'essai unique en Europe. Il permet de tester en soufflerie les matériaux qui seront exposés aux intempéries et ouragans. Il existe aussi des machines de traction, jusqu'à 6 tonnes, pour vérifier la résistance des produits avant et après fabrication.

Le statut familial de l'entreprise a permis de disposer d'une politique sociale de longue haleine avec particiapation directe du personnel ou par l'intermédiaire du syndicat CFDT majoritaire dans l'entreprise. Crèches, rythme de travail, travail commun dans les CHSCT pour faciliter la sécurité et le confort du travail. Last but not least l'Entreprise a gagné le prix de la propreté des effluents : pas de fumées et les scories métalliques sont recyclées par entreprises spécialisées qui viennent récolter leur matière sur sites.

La visite n'est pas uniquement touristiquedes questions sont posées. Pourquoi ces produits qui semblent générer une valeur ajoutée relativement minime (crochets de toiture par exemple) ne voient pas cette production délocalisée vers les pays à main d'oeuvre peu chère. Réponse : la rapidité de réaction à des demandes spécifiques (couleurs des crochets plus de 800 teintes etc..) est capitale, la qualité des produits offerts est primordiale. Cela implique une culture d'entreprise basée sur la fiablilité et l'ancienneté de l'expérience. Un des membres a demandé si la baisse de l'impôt sur les sociétés était la bonne réponse pour les rapports entre l'Etat et l'Industrie. Il semblait que la solution que demandait l'industrie consistait plutôt en l'abolition des taxes intermédiaires, l'impôt sur les sociétés ne lui semblant qu'un faux fuyant. Les responsables de l'entreprise Frenehard et Michaux ont été surpris de la qualité de la question et ont acquiescé avec vivacité. Il leur semble que le rôle de l'industrie doit être reconnu, que son implication dans l'emploi est manifeste et que le leurre de la désindustrialisation de l'hexagone n'est pas une fatalité. A l'Etat de discuter dorénavant avec le terrain. Un tournant politique est en train de se réaliser sous nos yeux. Lucidité, Ecoute et Professionnalisme doivent être dorénavant les maîtres mots. SMLH61PRESENTS SUR LES PHOTOS: on reconnait M. B Rothan, M. J.Frénehard, M. Mostefa Maachi, M. Lebot, M. le sénateur V. Segouin, M. L. Van Ryssel entre autres


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