Logo de la Société des Membres de la Légion d'Honneur Ruban de la Société des Membres de la Légion d'Honneur
Section de l'Orne

LE CONCOURS DE LA MARIANNE D'ORNE 2020 au COLLEGE François TRUFFAUT d'ARGENTAN, Principale Mme Morgane RENARD


Au Collège François Truffaut, d'Argentan, le 14 janvier se déroulait la remise du prix du Concours de la « Marianne d'Orne ». Dans la spacieuse salle polyvalente Mme Morgane Renard, assistée de Mme Catherine Bouvet, classée en ASA (Avantage Spécifique d'Ancienneté), et de Mme Girard, CPE (Conseillère Principale d'Education), nous recevait. Un diaporama formidablement réalisé, projeté face à l'assistance sur grand écran, exposait « les motifs », les dessins et les textes des élèves. Un atout majeur pour animer cette séance. Beau travail, bel engagement. Mme Morgane Renard, retraçait le parcours de ce concours et le plaisir qu'avaient ressenti professeurs et élèves à y participer. En effet, à un dessin noté sur 15, d'une Marianne imaginée par l'élève, un texte de 10 lignes (environ), valant 5 points, devait s'y adjoindre expliquant le dessin et sa relation avec la Marianne républicaine. Nous remercions notre ami "Roland CAILLAUD" pour sa contribution à un des voyages d'un colège de ces écoliers



Monsieur Vincent CHAMPIN professeur d'Histoire, Madame Christine JARRY professeur d'Histoire, Mme Gwenaelle CORNEC professeur d'arts plastiques s'étaient attelés à cette jolie tâche citoyenne. Beau travail merci de la part de la SMLH61 et de toutes les personnalités présentes. Le jury composé de M.Issa Maraut chevalier de la Légion d'honneur, secrétaire général de la SMLH61, qui habite Sées. Cette ville est fameuse. Ville natale de Jacques Nicolas Conté, qui a inventé en 1794 le crayon mine. En effet sur requête initiée par Lazare Carnot, du Comité de Salut Public (celui de Robespierre) puis par l'Inspecteur des mines Vauquelin, on chargea Conté de suppléer la carence de crayon mine. En effet, la France était frappée par un blocus de la part de l'Angleterre et ne recevait plus ses crayons en Graphite pur. Conté inventa en 9 mois, un mélange de Graphite (une mine proche de Sées à la Ferrière Béchet) et d'argile pur, chauffé à 1000°. La fine tige de ce composé était enchâssée dans une gouttière de bois (cèdre) qui permettait de l'utiliser pour dessiner et écrire comme vous le voyez encore de nos jours. Le crayon devint polycyclique mi XIXème siècle pour lui éviter de rouler sur les pupitres inclinés des élèves .

Aujourd'hui les crayons Conté achetés en 1974 par Bic existent toujours. Pourquoi la Légion d'honneur s'intéresse à Marianne et à Conté ? Marianne, car c'est le symbole de la République et que le Grand Maître de la Légion d'honneur est le Président de la République. Pourquoi Conté ? car il est mort jeune (en 1805, à 50 ans, un an après la première distribution de la Légion d'honneur aux Invalides) avant d'avoir pu en être décoré. Il est cependant un des Grands savants de l'expédition d'Egypte. Napoléon à Saint Hélène a dit de lui « Homme universel ayant le goût, les connaissances et le génie des arts, précieux dans un pays éloigné bon à tout, capable de créer les arts de la France au milieu des déserts de l'Arabie » Cette citation figure sur l'une des 4 faces du piédestal de la statue de Conté à Sées. Sur une deuxième « Conté a toutes les sciences dans la tête et tous les arts dans la main » Gaspard Monge et plus bas « Conté est la colonne de l'Expédition et l'âme de la colonie » Claude-Louis Berthollet. Il est difficile d'imaginer des éloges de personnes plus emblématiques. On peut lire un résumé très riche de la biographie de cet homme, sur deux articles (reportages/figures de proue en date du 6/5/2018) et un troisième (reportages/actualités du 12/5/2018) traitant de l'histoire du crayon mine, sur le site www.smlh61.fr


La Légion d'honneur, rappelait le Dr Pierre Petitbon, est un Ordre consulaire créé en 1802 (19 mai, après le vote du Corps Législatif) par le Premier Consul Napoléon Bonaparte. Son instauration ne s'est pas effectuée sans opposition. Mais le Premier consul voulait apaiser la France après ses soubresauts révolutionnaires, par une décoration égalitaire en ce qui concerne l‘origine sociale, pour ceux qui la recevait. Trois grades Chevalier, Officier, Commandeur, deux dignités Grand Officier et Grand-Croix couronnent des services de plus en plus « éminents » rendus à la Nation.

Ces noms sont inspirés des ordres royaux, eux-mêmes, issus des ordres hospitaliers nés lors des croisades (Malte, Hospitaliers et Templiers ce dernier ordre dont l'histoire s'est achevée dramatiquement) pour soigner les croisés épuisés ou blessés. Marianne, les professeurs ont bien expliqué la symbolique. La qualité des dessins et la précision des textes ont embarrassé les membres du Jury et le choix de la gagnante a été très difficile.

Les membres du Jury outre M. Issa Maraut, diplomate émérite, était composé de Mme Christine Roimier, Vice-Présidente du Conseil départemental, Chevalier de la Légion d'honneur, représentant M. Christophe de Balorre, Président du Conseil départemental, Mme Clémentine Bily, du Crédit Agricole représentant M. Daniel Epron, Président du Conseil d'Administration, du Crédit Agricole de Normandie, Chevalier de la Légion d'honneur, de Mme Anna Gerbet, Maire honoraire, Présidente du Comité de Flers de la SMLH61, Trésorière et Chevalier de la Légion d'honneur, du Capitaine de Vaisseau (er) Patrice Barrier, Président du comité d'Argentan de la SMLH61, Chevalier de la Légion d'honneur, M. Philippe Grossemy, Inspecteur d'académie honoraire, Commandeur des Palmes académiques, âme de la structuration technique de ce concours et enfin du Dr Pierre Petitbon, Officier de la Légion d'honneur, Président de la SMLH61.


Mme Françoise Moncada, Directrice académique des services de l'Education Nationale de l'Orne titre auquel s'adjoint depuis le premier janvier, rappelait elle, la direction du sport, du service civique et de l'insertion professionnelle des jeunes par décret du 10/12/2020. exposait l'intérêt de cette action citoyenne. Alors que l'Education Nationale, avait traversé récemment, nul ne l'a oublié, une crise grave et dramatique avec l'exécution atroce de Samuel Paty (relatée sur le site www.smlh61. fr). Le Collège est situé, le hasard est cruel, rue Paty (sans rapport). Mme Moncada insistait sur les valeurs de la République de l'enseignement de l'histoire tel que l'Education Nationale sait la prodiguer. Elle remerciait la Principale, les professeurs impliqués et la Société des membres de la Légion d'honneur de l'Orne en termes élogieux. Mme Moncada assurait le Président que depuis Lassay et le Concours sur la Médecine dans la Grande Guerre, les actions SMLH61 conjointes avec l'Education Nationale, incluant les activités de jeunesse dont le service civique et les sports dorénavant, seraient toujours bienvenues avec l'aval des principales, des principaux et des responsables.


7 candidates, où est la parité ? se demandait le Président, allaient voir leurs noms cités par Mme Moncada et Mme Christine Royer la Sous-Préfète de l'Arrondissement. A chacune était remis, un diplôme avec les Félicitations du Jury ainsi que le dessin encadré sobrement avec un cadre aluminium au dos duquel le texte adjoint au dessin avait été collé. Ce texte qui valait 5 points, sur les 20 de l'oeuvre exécutée, avait été lu par le Président Petitbon. Ainsi Nina Demoles, Zélie Dobost, Lorie Garnier, Anaïs Humbert, Lily Rose Moisson, Réjane Pineau Chalopin se voyaient remettre, par Madame la Sous Préfète et Mme la Directrice des Services départementaux de l'Education Nationale, associées à Mme la Principale, leur dessin encadré, le diplôme avec les félicitations du Jury nous le répétons et offert par la SMLH61 un petit livre Flammarion « l'Abécédaire de Napoléon Bonaparte » Flammarion .


La dernière nommée la gagnante, Angelina Davard, recevait un Diplôme avec le prix d'excellence, son dessin encadré légèrement doré et son texte lui aussi lu par le Président. Elle recevait outre « l'Abécédaire de Napoléon Bonaparte » Flammarion, un joli sac en toile blanc cassé, avec un dessin de microphone datant de la deuxième guerre mondiale sur lequel on lisait l'inscription : « La France a perdu une bataille mais n'a pas perdu la Guerre » de l'Appel prophétique du Général de Gaulle le 18 juin 1940. Ces petits présents viennent du Musée des Invalides.


Angélina Davard fait gagner à sa classe un voyage offert par le Crédit Agricole, le Conseil Départemental, au Mémorial de Caen. Une visite des cimetières de La Cambe et de Colleville permettra à ces jeunes de comprendre l'horreur de la guerre. Ce voyage sera encadré par les professeurs d'histoire et des arts plastiques, Mme la Principale et des membres de la SMLH61. Par ailleurs les dessins vont être diffusés, en circuit interne télévisé, dans les agences locales du Crédit Agricole proches de la ville et dans Argentan.


Les organisateurs dont Mme la Principale et les professeurs recevaient aussi un Diplôme pour leur plus grand plaisir ainsi que Mme Catherine Bouvet. Mme Bily se voyait remettre le sien et celui de M. Daniel Epron. Mme Moncada, Mme Christine Royer, Monsieur le Maire d'Argentan, M. Frédéric Léveillé recevaient le leur. Mrs Issa Maraut et Grossemy, absents, recevront le leur par la poste. Mme Roimier recevait le sien et remettra le sien, à M. de Balorre, le Président du Conseil départemental en mains propres.


Angélina Davard, 4ème 4 TEXTE, Prix d'Excellence
Comme thème j'ai choisi « La Marianne défendant les femmes battues » parce que le nombre de femmes battues a augmenté de 10% depuis le confinement. Marianne a une bonnet phrygien, une cocarde. J'ai fait une Marianne qui enlève un scotch de sa bouche pour dire ne pas avoir peur de dire qu'on se fait battre par une personne et pour moi sur le dessin de Marianne inspire le courage. Autour j'ai fait deux tableaux pour montrer à quoi pouvait ressembler la violence sur la femme. Le tableau 1montre que tout commence par des insultes blessantes et du harcèlement moral. Le tableau 2 montre que par la suite arrivent des coups de toute sorte. Il y a aussi une carte de la France avec le drapeau français. Sur le dessin Marianne a un visage neutre avec des larmes qui coulent parce que je pars avec l'idée que lorsqu'on bat une femme c'est une bout de Marianne qui est détruit alors qu'on ne le devrait pas.
POUR INFO Mme ROIMIER a placé un joli reportage sur sa page Face Book, merci

Photos : Coeuche, Journal de l'Orne, SMLH61 et Mme ROIMIER CD Orne


Retourner à l'historique des activités



  © SMLH - 2016