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Section de l'Orne

Antoinette VIGOUROUX un talent qui honore l'Orne, la Normandie et la France
Antoinette VIGOUROUX a fait ses armes d'enseignement professionnel au Lycée NAPOLEON de L'Aigle.Le Proviseur M. Claude JUNIOT est certainement fier des résultats de son établissement. Mme Françoise MONCADA directrice des services de l'Académie de l'Orne est elle ausi assurément heureuse de ces Prix d'excellence nationaux. Antoinette a obtenu en 2019 un Premier prix d'apprentie en Ebénisterie, Professeur Olivier Rivière, et en 2021 de Marquèterie. Le panier est plein. Son professeur de marquèterie, (7 élèves pour un an de formation au CAP) au Lycée, Yann Bonnafoux la décrit comme « bosseuse, appliquée et talentueuse ». C'est la 14ème médaille qu'obtient ce Lycée dans ces spécialités du bois. Le Professeur est lui-même Meilleur Ouvrier de France en 2011. Il ajoute que tous les élèves trouvent un emploi dès la sortie du Lycée.


Antoinette VIGOUROUX est employée stagiaire dans la très renommée entreprise HERVET MANUFACTURIERà Igé, que le Président a visité avec émerveillement. Antoinette alterne avec une formation technique des métiers à Nantes. Son talent est manifeste et puisqu'il n'existe plus de Louis XIV pour descendre en plein vol Fouquet, pourquoi ne pas lui attribuer « Quo non ascendet » ?. Puisque c'est nous qui la voyons ainsi. Sa coiffeuse son « chef d'oeuvre » qui lui procure son premier prix d'Ebénisterie lui a coûté 500 heures de travail regardez les photos. Antoinette a beaucoup apprécié les félicitations de Dominique Sanson (père et frère sont aussi MOF) qui est lui-même meilleur ouvrier de France (1982) et créateur de la compétition. Son atelier est dans l'Eure.


On comprend toute la force de cette formation en compagnonnage qui, dans tous les artisanats de France, a créé son patrimoine mobilier et immobilier. Pour la marquèterie et l'illustration par le bois de son « Leprechaun » Antoinette explique qu'elle a utilisé une quarantaine d'essences de ce bois en lamelle de 0,6mm d'épaisseur. Le velours pour le chapeau et un bois tacheté pour les bulles de la chope de bière. Il n'est pas impossible, la SMLH61 l'a recommandée, qu'une formation en stage soit possible au Château de Versailles. Antoinette est désormais dans le circuit des Prix de la SMLH nationale.


Antoinette nous explique : Mon parcours débute par un baccalauréat littéraire, ne sachant quoi faire par la suite, je suis partie à la découverte de l'Afrique, puis de l'Europe du sud-est. Et c'est en Grèce que j'ai trouvé une vocation dans le travail du bois. Travaillant à la restauration d'un ancien voilier en bois, il me vint l'envie d'en apprendre plus sur ce matériau et sur ces méthodes de travail.


Hésitant à suivre une formation à l'étranger, je choisis finalement de revenir en Normandie, apprendre l'ébénisterie. Ce choix fut guidé par la renommée du mobilier français, et par la place qu'occupe l'artisanat d'art en France. Élève au lycée Napoléon de L'aigle pour un CAP d'un an en ébénisterie, j'ai fait la connaissance de M. Olivier Rivière, auquel je dois énormément. C'est de ses mains, que j'ai appris à travailler. Il m'a transmis sa passion, soirée après soirée, à travailler sur le concours “un des meilleurs apprentis de France". Je crois qu'il a toujours été convaincu de mon succès à ce concours.


Tout au long de ma formation d'ébéniste, j'apercevais de loin les marqueteurs, travaillant des journées entières à découper et assembler leurs minuscules pièces de bois. Il me fallait à tout prix apprendre cela, alors je devins l'élève de Yann Bonnafoux ( meilleur ouvrier de France dans sa discipline). Je n'étais pas sûre de vouloir retenter le concours en marqueterie, je ne voulais pas décevoir les gens qui m'entouraient. Mais finalement je me suis résolue à tenter le concours une deuxième fois, sans espoir de remporter le titre. Je suis heureuse que l'on me félicite pour ces concours, mais je sais que j'ai encore tout à apprendre de ces métiers, et qu'il y a aussi tant d'autres artisanats d'art que j'aimerais encore découvrir, comme la dorure, la verrerie, la marqueterie de pierre dure...


L'oeuvre en ébénisterie était une coiffeuse de voyage. Un coffret, comprenant toutes sortes de rangements intérieur. La forme était imposée, mais le motif de placage et l'aménagement intérieur étaient libres.
En marquèterie c'était un tableau représentant un « Leprechaun » (petite créature humanoïde extraite du folklore irlandais ndlr) dessiné parJean Baptiste Monge, ( peintre et illustrateur français quinquagénaire né à Nantes. Il peint et dessine dans l'illustration depuis les années de ses 25 ans. Il vit au Quebec. Il se passionne pour les personnages issus du merveilleux et de la féérie, il reçoit plusieurs prix) les essences et le sens du veinage étaient donc au choix.


Photos : SMLH61, Antoinette Vigourox : ébénisterie Coiffeuse, Marquèterie Lepréchane et Antoinette


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