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Section de l'Orne

M. Didier CHESNAIS, de Bagnoles en Normandie, Directeur Général de la "Fondation Normandie Générations" . Cette jeune Fondation établie le 13 janvier 2020 résulte de fusions multiples. Le but est de protéger, soigner et accompagner les usagers et patients, les résidents et les adhérents, et l'aide aux personnes en difficulté de tous âges. Didier Chesnais est nommé dans l'Ordre de la Légion d'honneur. Cette Fondation qui regroupe 39 établissements en Normandie dont le Président est M. Jean Marie de JACQUELOT et le Vice Président le Dr Michel SERRAULT est ainsi récompensée.

M. Chesnais après avoir été Infirmier à Raymond Poincaré, Garches, a effectué un parcours remarquable avec une formation diplomante à l'IAE de Caen, puis Sciences Po Paris avec Master 1 et 2 dans le domaine des Organisations sociales et de Cadres dirigeants et stratégie. Il participe à la conférence de santé du territoire et s'engage au sein de la FEHAP (Fédération des établissements Hospitaliers privés à but non lucratifs ndlr) dans laquelle il est élu délégué régional en 2016. Le Président de la SMLH61 ne manquera pas de le féliciter en votre nom. Il est marié et à deux enfants une fille de 24 ans et un fils de 21 ans. La SMLH61 espère qu'il voudra bien faire partie des notres et cotiser!! Il l'a fait. Courtois il avait invité le Président de la SMLH61 qui était en terrain de connaissance (le Dr Michel Serrault notamment) mais qui était absent à ce moment.

REMISE des INSIGNES de la LEGION d'HONNEUR à M. Didier CHESNAIS par

Dr Maryvonne GOURNAY
le 28 mai 2021

Je vais simplement vous dire pourquoi je suis particulièrement heureuse de remettre cette médaille à notre héros du jour. Didier, je ne le connais que depuis quelques années mais dès les premières réunions auxquelles nous avons participé conjointement il m'a intéressé. Ce n'est pas tous les jours que l'on côtoie un homme jeune, sympathique, connaissant parfaitement ses dossiers, exprimant avec force ses convictions, et cela sous des dehors mariant retenue et décontraction.


Tout cela est sans doute dû à un parcours particulier. Il m'a confié qu'après une jeunesse au sein d'une famille aimante et ouverte sur les autres, à la sortie de l'adolescence, le peu d'engouement pour de longues études lui a sans doute évité les quelques 10 années de Fac de médecine. Mais son intérêt pour le soin, l'aide aux personnes en difficulté l'a tout de même poussé vers le secteur médical.


C'est ainsi qu'on l'a retrouvé dans un premier temps infirmier en réanimation pédiatrique. Et il est probable que c'est ce cursus démarrant au plus près des patients, de leurs familles, qui a été essentiel dans ce qu'il est aujourd'hui. Côtoyer la souffrance, l'angoisse des patients, de leurs parents, la mort, mais aussi partager avec ses collègues la joie d'une guérison, forment bien plus un homme que des études studieuses dans une école de cadres.


C'est dans ces premières années que la qualité du travail effectué, ses compétences, son dévouement autant dans son activité professionnelle que dans la défense des professions paramédicales, ont fait qu'il a été rapidement remarqué. J'ai appris que dans la vie, il y a 2 catégories de personnes : ceux qui sollicitent, ce ne sont pas forcément les meilleurs, et ceux que l'on sollicite. Didier fait partie de ceux-là.


Didier, lui, dit : j'ai eu la chance qu'on me propose de devenir cadre, puis responsable de service, puis directeur d'une unité au sein d'ALL, puis directeur général de la FNG (Fédération Normandie Générations ndlr) La chance n'avait, n'a rien à voir là- dedans. Il fallait que le garçon ait tout ce dont j'ai parlé plus tôt, mais aussi du courage et une sérieuse volonté pour reprendre des études, licence, masters, jusqu'à Sciences Po Paris. C'est ainsi qu'il s'est donné les moyens pour accomplir ce qu'il considère comme sa mission.


Avec la FNG, il a trouvé le champ d'action qui lui convient puisque les valeurs de notre fondation, protéger, soigner, accompagner tous les publics en difficulté, sont ses valeurs. Et comme il est toujours nécessaire de prendre un peu de hauteur pour encore améliorer l'efficacité d'une action de terrain, il s'est engagé auprès de la FEHAP dont il est actuellement délégué régional. Il peut ainsi y poursuivre ses efforts pour défendre les droits des personnes en situation de handicap, obtenir les moyens donnés aux structures qui les accueillent, et continuer son action pour l'amélioration du statut des personnels de ces établissements.


C'est ce qu'on peut appeler un parcours professionnel plein. Je n'en dirai donc pas plus mais Jean Hochard nous dira combien son action a été efficace depuis qu'il est parmi nous, et comment il a su maintenir le cap du navire dans la tempête que nous vivons depuis plus d'un an. Et puis, il y a le Didier social, toujours ému lorsqu'il parle de ses parents partis alors qu'il était tout jeune, et qui, avec son épouse Bénédicte veille toujours sur ses grands enfants, Marine et Armand. C'est avec eux qu'il a fait de nombreux voyages, son autre passion. La Tunisie, Salvador de Bahia, et toujours, les conditions de vie des autochtones ont autant d'importance à ses yeux que les sites touristiques à visiter. Et plus près, son intérêt pour le patrimoine normand, région qu'il parcourt au volant de ses vieilles voitures de collection bien qu'il ne soit pas vraiment un as de la mécanique. Mais comme il est gourmand et gastronome, je me suis laissé dire que, côté cuisine, il est mieux qu'un simple amateur.


Oui, Didier c'est, plus qu'un excellent professionnel, un homme remarquable, un type « bien » Ce n'est pas un hasard s'il se trouve aujourd'hui sur le devant de la scène. Et pourtant Cette promotion du 1er janvier 2021 est un peu particulière. Plus de 60 % des promus sont des personnes qui ont occupé des fonctions diverses sur le front de la Covid. Pour la première fois, elle fait aux professionnels du médical et du médico-social, la part qu'ils méritent.


Il a fallu une pandémie pour qu'enfin on songe à récompenser les professionnels du secteur médical et du médico-social. Car c'est tout un ensemble de ces professionnels qui s'est mis en position de bataille contre cette saleté de Sars Co V2. Et pour que cela fonctionne il fallait que les structures matérielles et humaines soient solides. Didier Chesnais ne s'y est pas trompé qui dit que cette reconnaissance vient récompenser, au-delà de sa personne, la dynamique de notre association, de sa gouvernance et de ses personnels.


N'empêche, il a beau être modeste, c'est bien lui qui est à la barre et qui dirige l'action de notre Fédération Normandie Générations, lui qui permet à notre institution de traverser l'orage sans naufrage.C'est donc bien sur sa poitrine que je vais accrocher cette médaille en prononçant les mots magiques le faisant Chevalier.


Quand Napoléon Bonaparte a créé en 1802 la Légion d'Honneur, il en a fait la plus haute décoration honorifique française, Elle est depuis lors attribuée aux militaires et civils ayant rendu des services éminents à la Nation. Recevoir la Légion d'honneur n'est pas une fin en soi. Le petit ruban rouge, rappelle à chaque seconde qu'on a un travail à poursuivre. Dans notre langue, il a des mots très beaux : aimer, aider, juste une lettre les sépare et ils ont pourtant presque la même signification, et servir. Aimer, aider, servir, je suis sûre que Didier continuera à le faire avec tout son coeur, son dynamisme, ses compétences.


Alors, Monsieur Didier Chesnais, mon cher Didier, au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons Chevalier de la Légion d'Honneur.


REPONSE DE M. Didier CHESNAIS

Maryvonne, je te remercie très sincèrement pour ce discours et pour l'organisation de cette réception que j'ai voulu privée et en comité restreint (Covid oblige). Ce n'est pas par hasard, si tu représentes aujourd'hui l'Etat et la Grande Chancellerie dans le cadre de cette remise de la Légion d'honneur. On se connait depuis plusieurs années maintenant par les fonctions que tu occupes au sein du conseil d'administration de la Fondation,


Tu représentes le corps médical avec lequel je travaille depuis 30 ans et tu représentes à mes yeux, la bienveillance et la politique sociale que l'on mène au sein de nos établissements, par tes anciennes fonctions et ta personnalité. Cher Président, cher docteur Serrault, Bénédicte, mes chers enfants, chers amis, Comme vous le savez, je n'aime pas les longs discours. C'est pourquoi, mes propos se résumeront à quels éléments marquants qui m'amènent aujourd'hui à remercier plusieurs personnes.


Avant de remercier le conseil d'administration, et le personnel soignant de la fondation, cette distinction, je la dois principalement à ma famille, à ma femme et mes enfants qui me soutiennent depuis de longues années, qui me supportent également dans les moments difficiles, les moments de doutes. Partir en formation à plus de 30 ans, sur plusieurs années, c'est certes, une remise en cause personnelle, c'est sortir de sa zone de confort, mais c'est également une remise en cause de l'équilibre familial. Bénédicte, tu as su non seulement gérer, mais tu m'as beaucoup épaulé tout au long de ce parcours.


La crise sanitaire liée à la Covid est le dernier exemple pendant lequel 24h/24, je me suis consacré à la gestion de la fondation, à la fédération hospitalière régionale, la FEHAP, en ayant ton soutien permanent. Comme vous m'avez également soutenu lorsque je séjournais rue des Saint Père à Sciences Po, à Paris, pendant 3 ans. Merci à vous 3.


Maryvonne, tu as évoqué mon parcours Je dirais que ce dernier est avant toute chose, lié à de belles rencontres. Des rencontres qui m'ont donné envie d'aller plus loin, des personnes qui m'ont fait confiance, qui m'ont soutenu : J'entends par là, en dehors de mes parents qui m'ont toujours encouragé, le docteur Louis Georges Couturierque je tiens à saluer, là où il se trouve maintenant. Dans les belles rencontres qui m'ont apporté l'envie de progresser, il y a quelques personnes qui comptent beaucoup pour moi aussi au-delà de ma famille qui m'est très chère dont mon petit frère Olivier qui peut difficilement être présent ce soir, je veux également citer :
- les professeurs en médecine, de réanimation pédiatrique parisiens de l'APHP, les Pr Annie Barois, le Pr Brigitte Estournet, Dr Jacques Bataille, Madame Perdoux
- des personnes largement impliquées au Ministère de la santé pour faire évoluer les pratiques, des personnes qui m'ont associé rapidement aux concertations, Antoine Périn, Marie Sophie Dessaule, tous deux responsables de la fédération nationale des établissements hospitaliers privés.


- Je veux saluer également le professionnalisme et les encouragements de certains enseignants qui m'ont incité à aller plus loin. Je salue et remercie particulièrement, Marie Odile Dupuis, qui me fait la joie d'être présente aujourd'hui avec Guy, les sociologues et philosophes de sciences po, Fabrice Traversa et Jean Louis Laville. J'en profite maintenant pour saluer et remercier mes copains des bancs de l'écoles de l'IAE de Caen et de Sciences Po qui sont toujours fidèles, encore ce soir


- Ensuite, je terminerai par 4 personnes qui me font confiance depuis plusieurs années, qui me permettent de m'investir à 100 % dans mon métier, au niveau de la Fondation, mais également au niveau de la Fédération hospitalière en Normandie et au siège, à Paris.
- il s'agit de Jean Hochart qui m'a recruté en 2000. Que dire de Jean Hochart c'est quelqu'un d'extrêmement positif, bienveillant, toujours encourageant, donnant envie de se surpasser au point que j'ai dû lui dire non quelques fois, notamment lorsqu'il m'a conseillé de faire l'ENA à peine sorti de Sciences Po . Un grand merci à vous, pour toutes ces années.


Vient le moment de remercier également notre président Jean Marie de Jacquelot et le docteur Michel Serrault, Vice Président de la fondation. Comme avec Jean Hochart, nous avons un fonctionnement très transparent, direct et sincère. Le binôme Médecin/administratif est remarquable et complémentaire. C'est ce qui nous a permis de transformer la fondation, de passer d'un établissement basé initialement à la Ferté Macé à près de 40 établissements en région Normandie et Pays de Loire. Merci à vous deux pour cette reconnaissance et votre confiance.


Je crois savoir que vous y êtes pour beaucoup dans ce qui m'arrive aujourd'hui avec Mme Françoise TAHERI, Préfète de l'Orne, M. Thomas DEROCHE, DG de l'ARS de Normandie, le ministère de la santé et la gouvernance de la FEHAP. J'ai également une pensée pour Docteur Hubert Kalonjiqui a pas mal oeuvré au bénéfice de la fondation, et qui m'a beaucoup aidé.


En venant vivre dans l'Orne, il y a près de 20 ans, j'étais loin d'imaginer que 8 ans plus tard, nous ferions la connaissance, avec Bénédicte, d'un groupe de saltimbanques, une troupe d'Uboîdes, je veux bien sûr parler de nos amis du Lions Club de Bagnoles de l'Orne avec lesquels nous passons d'excellents moments, qui nous permettent de nous éloigner du quotidien, mais également de nous investir modestement, à une petite échelle par rapport à d'autres membres, dans certaines actions du club, en toute simplicité. Je salue et remercie leurs représentants ce soir, notre futur président Sylvain et notre futur gouverneur, Patrick. merci à tous nos amis si fidèles, encore ce soir.


Enfin, je terminerai mes propos par des remerciements et une reconnaissance adressés à tout les personnels soignants et administratifs de la Fondation qui m'accompagnent dans mes prises de décisions depuis plusieurs années, dans les mises en oeuvre des protocoles sanitaires. Cette distinction, est certes une reconnaissance personnelle, mais elle est surtout, une reconnaissance du personnel soignant de la fondation. Tous ont largement contribué à sauver des vies pendant cette crise sanitaire au sein de nos établissements, mais également au sein des structures de la région, en acceptant d'être mobilisés, en acceptant d'intervenir sur demande de l'ARS, parfois au détriment de leur vie de famille, parfois au détriment de leur santé.


Cette pandémie a été une épreuve pour tout le monde, elle l'est encore à ce jour, preuve en est aujourd'hui ou nous sommes tous masqués et espacés
Qui nous aurait dit il y a deux ans, que nous ferions un cocktail assis et masqués Pour finir sur une touche poétique et positive : Comme dirait Jean, non pas Jean Hochart mais Jean De la Fontaine, « rien ne sert de courir, il faut partir à point ». Cette citation me convient plutôt bien. J'aime bien prendre mon temps, faire les choses calmement, mais avec détermination


Je suis passé par plusieurs étapes (parfois difficiles) avant d'arriver aux fonctions que j'occupe aujourd'hui. J'ai choisi d'avancer tranquillement, en toute discrétion et dans l'intérêt général, sans oublier d'où je viens. Derrière cette citation, je veux bien sûr évoquer aussi qu'au moment où l'on nous parle sans cesse de performance, de résultat immédiat, de réflexion à court terme, de projet professionnel dès le plus jeune âge, il y aussi d'autres méthodes, d'autres philosophies qui peuvent nous rendre plus heureux tout en étant efficient. Les jeunes patients que nous accueillons dans nos établissements en sont de beaux exemples. Merci à vous tous d'avoir répondu présent
Bonne soirée

PHOTOS Environnement de Didier Chesnais


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