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Section de l'Orne

JULIE QUENTIN MEILLEURE APPRENTIE de FRANCE en COUTURE


Je m'appelle Julie QUENTIN, je suis née en 2000 dans l'Orne à La Ferté Macé J'ai deux soeurs Elise est opticienne à Argentan elle a 25 ans et Mathilde a 28 ans elle est institutrice à Lorient. J'ai un frère Maxime, 17 ans il est en première à Domfront au Lycée Auguste Chevalier. Au collège je m'orientais vers le métier de joaillier. J'ai fait un stage en 3ème, à la Carneille, pendant lequel j'ai pu confectionner un pendentif en argent avec l'aide du joaillier qui m'a reçue. Ce stage m'ayant plu, j'ai voulu faire un CAP joaillerie. Mais pour gagner en maturité et être sûre de mon choix, j'ai préféré d'abord passer un bac littéraire. J'ai décroché ce dernier en juin 2018 au lycée Auguste Chevalier de Domfront.


Tout en préparant cet examen je recherchais un patron pour faire le CAP joaillerie en apprentissage. Mais malheureusement je n'ai eu que des refus. Je devais donc trouver une autre formation qui me plaisait. Je ne voulais pas suivre des cours de fac. C'est-à-dire que je ne voulais pas suivre de cours magistraux. Je voulais apprendre un métier, apprendre des choses concrètes et travailler de mes mains.


J'ai alors visité le lycée Thomas Pesquet à Coutances lors de la porte ouverte. Après cela j'ai décidé d'y faire un bac professionnel Métiers de la Mode - Vêtement en apprentissage. Sa prof principale était Mme Belliarde. Son rôle est de familiariser les élèves avec des piqueuses-plates (machine à coudre industrielle), au point noué le seul programmé le plus utilisé fil de machine et aiguille canette. J'ai fait mon bac pro en 2 ans et je l'ai décroché en juin 2020. Le Lycée 700 élèves 14 sections 24 par promotion subdivisée en groupe de 12 est dirigé par M. Yann RIBOULET Proviseur. Le Secteur de la Couture est porteur avec plus de 40 sociétés dans la basse Normandie. Le souci est la mobilité des élèves si l'entreprise qui accepte des stages est éloigné du dmicile de l'élève. La location d'un logement est chère pour les familles.


C'est durant la dernière année de bac pro que ma professeure d'atelier, Mme Adélaïde Beliarde, m'a proposé de participer au concours « Un des Meilleurs Apprentis de France ». J'ai d'abord hésité avant d'accepter. En effet, je n'avais commencé la couture seulement depuis un an. Pour me rassurer ma professeure m'a montré les sujets des années précédentes. J'ai finalement accepté de participer à ce concours parce que je m'en sentais capable et parce que je n'avais rien à perdre. Le site Meilleure Apprentie de France a fourni au Lycée les adresses d'achat, le tissu, le fil et les pressions et lui fournit le patronage. Le Lycée a présenté 6 volontaires dont Julie (3 abattues en plein vol par le Covid). Depuis 10 ans 2 médailles d'Or ont couronné le secteuCouture du Lycée. . L'entreprise dans laquelle je fais mon apprentissage est La Ferté Couture à La Ferté-Macé. Je n'avais aucune notion de couture mais je me disais qu'il n'y avait aucune raison de ne pas y arriver si j'écoutais les conseils qu'on me donnait.


Après mon inscription fin 2017, j'ai pris connaissance du sujet. On devait réaliser une tunique dans un tissu imposé en toile de coton. J'ai par la suite reçu le tissu et les patronages de la tunique. On devait confectionner ce vêtement en suivant une gamme de montage. On devait raccorder les rayures et faire attention à ce que le vêtement soit symétrique. En effet les rayures en diagonale du côté gauche devaient commencer et terminer aux mêmes points que celles du côté droit. Il devait exister une. Coincidence des rayures. Pour accompagner ce vêtement on devait aussi rédiger un dossier expliquant notamment les problèmes que nous avons pu rencontrer lors du montage du vêtement. Gérer les rayures, interpréter les consignes de montage pas toujours explicites. Cette réalisation demande dextérité, réflexion et qualité exigeante résultante (au mm) et une intelligence d'analyse. Le genre d'élève exceptionnelle se trouve tous les 5ans selon Mme Beliarde.

J'ai terminé la réalisation de la tunique en janvier 2020. Ce qui me laissait tout le temps pour rédiger le dossier. J'ai envoyé le dossier avec le vêtement le 30 juin. Le vêtement a été évalué une première fois pour l'attribution des médailles départementale et régionale, puis une seconde fois pour la médaille nationale.J'ai vu le résultat final fin janvier 2021 via le site officiel des meilleurs ouvriers de France. Je ne pensais pas avoir cette de mon travail et il me tarde de le récupérer ainsi que les médailles départementale et régionale au lycée Thomas Pesquet. Je récupérerai la médaille nationale à la Sorbone comme tous les autres apprentis à partir de septembre sauf Covid 19.


Le lycée Thomas PESQUET de Coutances forme des élèves dans une dizaine de secteurs différents, dans 20 formations allant du CAP au BTS.


Les professeurs de ce lycée, sous-couvert du Directeur Délégué à la Formation Professionnelle et Technique, Monsieur GALLIEN, inscrivent tous les ans depuis une dizaine d'années, des élèves aux divers concours pour mettre en valeurs nos jeunes. Cela va du concours MAF mais aussi les Olympiades (World Skill) ou encore le Concours Général des Métiers. Nous obtenons souvent des médailles d'argent départementales et régionales au concours MAF. C'est la deuxième fois qu'une médaille d'or nationale est remportée dans notre secteur des métiers de la mode mais d'autres secteurs du lycée en ont déjà eu également. Le lycée prend en charge les coûts des matières et fournitures et les frais d'inscription qui sont environ à la hauteur d'environ 50€ par élève pour le secteur de l'habillement. Le Lycée présente entre 3 et 6 élèves volontaires car c'est un vrai investissement de leur part qui doit être fourni.


Le concours consiste à couper, fabriquer un vêtement imposé dans une matière imposée selon un dossier assez sommaire ainsi qu'un patronage. Un dossier technique d'une dizaine de pages doit être également rendu. Ce dossier comporte des parties imposées.


Les formations CAP et BAC PRO Métiers de la Mode demandent patience, minutie, dextérité et analyse du vêtement. Les élèves sortant de notre établissement poursuivent généralement en BTS (BAC +2) et peuvent trouver du travail. Il y a une quarantaine d'entreprises dans la Basse Normandie qui cherchent continuellement des couturières. Entre la fabrication de vêtements pour de grandes marques luxueuses de haute couture (GRANDIS SA, nombreux sites sur la région, Etablissements THIERRY à IFS, Anne Fontaine à HONFLEUR), en passant par les Parapluies de Cherbourg à CHERBOURG, les structures gonflables (C2J Loisirs à VIREY), les voiles de bateaux, les plissage originaux de Pietro SEMINELLI au MOLAY LITTRY, les sacs en cuirs VUITTON à JUILLEY ou sacs en filets de chez FILT à CAEN, les vêtements de travail (KIPLAY à SAINT PIERRE D'ENTREMONT ou SONORCO à CONDE SUR NOIREAU), les pulls marins et autres produits tricotés des TRICOTS SAINT JAMES à SAINT JAMES ou la chemise de luxe (LISTE ROUGE à CONDE SUR NOIREAU) , les possibilités d'emploi sont variées. Le problème des jeunes actuellement est plutôt leur mobilité. Loin de leur domicile le stage en entreprise implique une location de logement chère pour la famille.


Leur formation les amènent à travailler sur piqueuses plates et surfileuses, ou autres machines plus spécifiques comme des colleteuses ou machines boutonnières etc... Les élèves apprennent les bases de la couture machine et à la main avec rigueur et qualité pour répondre à la demande des entreprises de la région qui sont au millimètre près. Les élèves apprennent aussi les bases de conception de patronages en papier et sur informatique avec des logiciels retrouvés en entreprise tels que LECTRA SYSTEM. Enfin, nos jeunes doivent être capable de décoder des dossiers techniques mais aussi les rédiger en répondant à des normes très strictes. Nos élèves doivent avoir des connaissances en technologie pour utiliser le matériel correctement et analyser les matières à coudre avec leurs spécificités.


La Professeure principale de Julie QUENTIN est Adélaïde BELIARDE, 43 ans, enseignante au lycée Thomas PESQUET (Lycée "Les Sapins" jusqu'en 2018) depuis septembre 2003.


Son intérêt pour la couture lui est venu jeune lorsqu'elle voyait sa mère et sa grand mère paternelle coudre. Adélaïde se souvient aussi aimer regarder sa nourrice qui confectionnait diverses choses pour ses enfants. Elle a donc décidé en fin de troisième de se diriger dans ce monde de la couture. Pendant ces 3 années de Bac STIE, elle a découvert un métier qui lui plaisait mais je elle s'est sentie plus attirée vers la technicité du vêtement et un intérêt pour le matériel industriel ainsi que la gestion de production.


Adélaïde a découvert cette envie de transmettre en aidant mes camarades de l'internat à comprendre nos exercices de mathématiques... J'expliquai et elles comprenaient... C'était magique ! Elles me disaient qu'un jour, je serai prof... cela nous faisait bien rire ! Ce qui me plaisait, c'était enseigner, mais il fallait 5 ans d'étude (niveau MASTER) et je n'étais pas prête à m'engager pour de longues études. J'ai donc poursuivi mes études en BTS pour devenir Agent de Méthodes en production.


Et puis, le destin lui a tendu la main. Elle a débuté sa carrière d'enseignante en octobre 1998, 3 mois après avoir décroché un BTS Industries des matériaux souples, grâce à ses anciens professeurs qui l'ont contacté pour remplacer une de leur collègue en arrêt de travail. Ils savaient que déjà pendant son bac technique STIE, Adélaïde avait ce rêve d'enseigner un jour. Contractuelle pendant 5 ans elle a obtenu son concours passé au sein de l'Education Nationale en 2003. Ce métier la passionne, ses élèves lui rendent au centuple ce qu'elle peut leur apporter.

PHOTOS La tenue étant portée par la jeune fille au milieu avec le chapeau. Jukie est la 2ème en partant de la gauche Mme Béliarde la 4ème. Le nom du modèle était NOTILAÉ et faisait partie du thème "En mers normandes".


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